El autor en otros idiomas

En esta sección muestro algunos escritos de mi autoría traducidos y publicados por otros medios al francés, neerlandés, italiano, galego, bable, catalán y portugués (por este orden).


Internet a Cuba: demontre les mensonges

 

Traduction: Alain Camou (pour Bulletin Trimestrel, Association France Cuba)

 

Il n’y a aucune difficulté pour se procurer n’importe quel journal réactionnaire et, si ceux-ci dédient un article à Cuba, observer comme ces nouvelles, scandaleusement tendancieuses, ont pour unique objectif de discréditer la révolution.

Ces derniers jours, certains d’entre eux ont diffusé des nouvelles sur le thème d’Internet dans le pays révolutionnaire. Il en résulte que, selon la « Gazeta de Cuba », a été annoncé e une extension du service Internet aux centres téléphoniques mais aucun de ces médias n’a laissé passer l’occasion de traiter l’information sous un angle polémique, tel que les patrons de presse capitalistes le conçoivent.

Ainsi, ils n’ont pas eu de scrupules à présenter cette information, non comme un pas supplémentaire pour Cuba d’accéder à Internet de forme élargie mais plutôt comme un assouplissement des restrictions imposées par le gouvernement cubain à ses citoyens, ce qui est absolument faux.

Produit de ces néfastes manipulations, il existe, hors Cuba, une croyance erronée et généralisée de ce que le citoyen cubain n’a pas accès à Internet ou pour le moins un accès réduit, fruit de mesures répressives du régime opposé à ce que ses citoyens puissent communiquer directement avec le reste du monde.

Il n’y a rien de plus ridicule et mensonger néanmoins. Le gouvernement cubain a toujours agi à l’inverse.

Déjà, en 2004, des 300.000 ordinateurs présents à Cuba, 65% étaient connectés à Internet. Il existait 750 sites et 480.000 adresses de courriel dont des milliers de connectés. Toute la presse nationale et locale était disponible sur Internet y compris les stations de radios ainsi que certains programmes télévisés.

Inutile de dire que, depuis, ces données ont considérablement évoluées, les ordinateurs existant ayant doublé. Toutes les écoles et universités cubaines sont équipées d’ordinateurs.

De manière anecdotique, nous pouvons dire qu’il y a 5 ans, il y avait 99 écoles n’ayant en tout et pour tout qu’un seul élève et celles-ci étaient néanmoins dotées d’un ordinateur et d’un instituteur.

Les clubs jeunesse d’informatique et électronique (JCCE) ont été créés le 8 septembre 1987. Les 600 existants sont équipés de matériel de pointe et sont à la disposition de l’ensemble des citoyens avec accès gratuit à Internet. Contrairement à ce que l’on pense, le gouvernement cubain s’est toujours efforcé de mettre ces technologies à disposition de la société . Et les obstacles furent légion., créés par les impérialistes yanquis, lesquels décident qui peut accéder, ou non, au Systeme qu’ils ont inventé.

L’extension rapide du phénomène Internet est néanmoins récente et a un impact indiscutable sur le développement du monde actuel. Créé aux Etats-Unis à partir de programmes militaires, Internet fut développé ultérieurement avec pour objectif la démocratisation de la connaissance, de l’information et des technologies, objectif qui visiblement n’a pas été atteint car, seul un peu plus de 10% de la population mondiale y a accès, 90% de ce chiffre appartenant au dénommé premier monde.

Cuba avait les moyens humains pour parvenir à cet objectif mais est venu très tard à Internet, mais pas par la faute de son gouvernement. La première connexion fut réalisée en 1994 et fut possible grâce à un pays tiers, à cause des obstacles dressés par le blocus Etatsunien.

En mai de cette même année, les Yanquis, maîtres des réseaux d’accès à Internet, libérèrent les sites qui bloquaient l’accès depuis l’île. Mais, il fallut attendre 1996 pour que le gouvernement Etatsunien permette le plein accès de Cuba à la navigation sut Internet.

Il est évident que, s’inspirant de l’article II de la loi Toricelli, les Etats-Unis permi rent finalement la connexion car, ils considérèrent important que Cuba bénéficie de cet accès pour l’utiliser comme outil de subversión contre la révolution.

L’investissement que le pays nécessite pour optimiser l’usage d’Internet n’est pas négligeable. Cuba a dû faire un effort économique, bien qu’insuffisant, bien plus grand que beaucoup d’autres pays car, devant l’impossibilité d’acquérir le matériel indispensable aux Etats-Unis, il lui a fallu l’acheter auprès de marchés plus lointains et de ce fait, plus chers.

Cuba avance dans la mesure de ses possibilités et l’annonce de l’ouverture dans les centres téléphoniques de points d’accès à Internet en est la preuve.

Il faut prendre en compte, qu’à cause du blocus dont souffre le peuple cubain depuis cinq décennies, les réseaux sous-marins de fibre optique dont disposent les Etats-Unis autour de l’île ne sont pas accessibles à Cuba. De ce fait, Cuba n’a pas d’autre alternative que de se connecter via les satellites et cela engendre un coût plus élevé et une vitesse de connexion plus lente ce qui se traduit par un usage plus limité et moins efficient.

Il se passe que Cuba est un pays socialiste et au lieu de privilégier une poignée de ses habitants, il s’efforce d’atteindre un modèle alternatif de développement d’Internet totalement éloigné d’un usage individualiste, optant pour un plus large usage social comme le démontre son utilisation dans les centres de Sciences et Techniques, de la Santé, de l’Education, des moyens de Communication, ainsi que son utilisation dans les secteurs importants de l’Economie.

C’est le gouvernement Yanqui qui restreint délibérément l’accès à Internet pour le peuple cubain et non son propre gouvernement, tel que le prétend tendancieusement la réaction mondiale au travers de ses puissants moyens de communication.

Néanmoins, Cuba a signé un accord avec le pays frère du Venezuela afin d’installer un câble sous-marin de fibres optiques entre ces deux nations, projet qui devrait être finalisé en 2011.

Cela ne signifiera pas la solution définitive des problèmes existants mais, sans aucun doute, cela améliorera grandement la qualité et les posibilites de connexion à Internet dans l’île.


L’internationalisme, la plus belle fleur de la Révolution Cubaine

Traduit de l’espagnol par Maurice Lecomte pour

Changement de Société et Réveil communiste

La Cuba vient d’annoncer l’envoi de 165 travailleurs de la santé en Sierra Leone, un des pays africains où le virus Ebola frappe avec force. Elle répond solidairement -c’est le pays ayant envoyé l’effectif le plus important- à l’appel de l’Organisation Mondiale de la Santé. La Cuba, à son tour, appelle les gouvernements et les ministres de tous les pays à se joindre à la lutte contre le fléau. Et elle a, sans aucun doute possible, l’autorité morale de le faire.

Ce n’est pas la première fois que la Cuba révolutionnaire tend une main altruiste aux personnes les plus démunies de la planète. En 55 ans de Révolution, 76.744 travailleurs cubains de la santé sont passés dans 39 pays africains. Actuellement 4.048 collaborent dans 32 de ces pays, dont 2.269 sont médecins.

Au plan mondial aujourd’hui, la Cuba collabore dans 66 pays avec 50.731 coopérants -dont 64,6% sont des femmes, et comptant 25.412 médecins. Durant toutes ces années, la solidarité cubaine a atteint la dimension non négligeable de 595.482 missions dans 158 pays, réalisées grâce à la participation de 325.710 travailleurs de la santé et à la solidarité de tout un peuple.

La politique étrangère de la Révolution Cubaine a toujours été imprégnée de la pensée internationaliste de solidarité. “La patrie est l’humanité”, a déclaré José Martí, et l’humanité ne réside pas seulement en Cuba, mais irrigue le monde entier. Je suis absolument convaincu que, quand en 1955, Fidel a dit que “la patrie n’est pas la cellule de l’esclave, mais la terre de l’homme libre”, il pensait aux hommes et femmes de Cuba, mais aussi aux hommes et femmes de l’Amérique et du reste du monde.

L’internationalisme a sa place logique dans la Constitution cubaine. L’article 12 commence ainsi: “La République fait siens les principes anti-impérialistes et internationalistes.” Et au paragraphe (ch) il est établi qu’elle “défend l’unité de la République de Cuba et de tous les pays du Tiers-Monde contre la politique impérialiste et néo-colonialiste qui cherche à limiter et subordonner la souveraineté de nos peuples et aggrave l’exploitation économique et l’oppression des nations sous-développées”.

L’article 12 et le paragraphe (ch) ne se résument pas en un papier creux et poussiéreux d’un texte constitutionnel révolutionnaire, mais en la partie théorique d’une pratique en cohérence [avec cette théorie] et conséquente [apliquée]. Fidel a défini la réalisation pratique, concrète de la solidarité internationaliste comme “la plus belle fleur de la Révolution Cubaine,” et rappelé “qu’être internationaliste, c’est solder notre propre dette à l’humanité, parce que […] c’est très important pour notre peuple […]; mais plus important encore, pour le peuple des 230 millions de frères d’Amérique latine [Aujourd’hui, environ 600 millions], important parce qu’il est l’avenir de ce continent et, plus important toujours, pour le(s) [peuple(s)] du monde”.

C’est le concept de patrie existant à Cuba, et il est l’essence de “La Patrie est l’humanité” de José Martí.

En raison des contraintes économiques, l’île souffre encore de nombreuses pénuries matérielles. Mais ils [les cubains] n’ont jamais suspendu l’aide internationaliste –même pendant les années les plus dures de la Période Spéciale- pour couvrir plus particulièrement en priorité leurs besoins et la reprendre ensuite, et ils ont continué de partager leurs ressources économiques et humaines avec la population la plus nécessiteuse résidant sur la surface de la Terre.

Le patriotisme cubain atteint son expression la plus universelle, solidaire et humaniste, et s’affirme comme négation de la négation, comme opposition à l’empire et ses laquais obéissants; il n’est ni chauvin ni rance comme celui des pays capitalistes. Le [nationalisme] cubain – ils l’ont amplement démontré – est hautement généreux avec les plus défavorisés de la planète; ceux-là même [avec lesquels le patriotisme des pays capitalistes] est nettement égoïste. La Cuba s’approche du reste du monde pour l’aider d’une manière désintéressée en tout ce qu’ils peuvent; en miroir de ceux qui s’en approchent de manière intéressée pour piller tout qu’ils peuvent … la Cuba, en définitive pratique l’internationalisme solidaire; en miroir de ceux, qui sans aucun doute pratiquent un interventionnisme le plus inhumain.

L’expérience cubaine est le clair exemple du comment on peut faire avec trop peu. Son comportement altruiste devrait faire rougir les premiers dirigeants du monde, et aussi les nombreux adeptes de la politique colonialiste de leurs prédécesseurs, se rendant tous également responsables de la grande pauvreté dont souffre le monde d’aujourd’hui. Mais savent-ils ce qu’est la vergogne ? Á l’évidence, non.

Les adeptes partisans du capitalisme en son stade le plus élevé ne cessent de recourir au mensonge, avec de plus en plus de force; et ils le font avec l’objectif pervers d’augmenter leurs énormes privilèges au détriment de plus de 80 % de la population mondiale condamnée à l’extrême pauvreté.

Ils disent, mais ils ne font pas. Ils promettent, mais ils ne s’acquittent pas. La Cuba socialiste cependant, portant haut la maxime de Marti par et dans sa pratique, “faire est la meilleure manière de dire”, s’est toujours consacrée à l’aide à d’autres pays frères avec des dizaines de milliers de travailleurs de la santé, de l’enseignement, de la construction …, avec des techniciens des branches les plus diverses. Et même en un temps donné, avec leur sang ayant arrosé les champs de bataille.

L’affection cubaine a fait du bien à des millions d’êtres humains de par le monde tout au long de plus d’un demi-siècle. Je ne vais pas multiplier les exemples pour en attester. Et je ne le fais pas parce que, bien qu’il soit certain que “toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs”, toute l’expérience cubaine en matière de solidarité ne tient pas en quelques feuillets.

L’histoire de la Cuba est pleine de “jardiniers” exemplaires; quelques-uns parmi beaucoup d’autres sont, Félix Varela, José de la Luz y Caballero, Carlos Manuel de Céspedes, José Martí, Julio Antonio Mella, Rubén Martínez Villena…

Mais les graines semées par eux ne sont jamais arrivées à germer jusqu’à ce premier janvier 1959. À partir de cette date historique, en Cuba ont finalement pris racine et ont crû, vigoureuses, la pleine souveraineté, la justice, l’égalité des chances, … la liberté. Et dans ce verger admirable, toujours debout et fier, l’internationalisme solidaire: “La plus belle fleur de la Révolution Cubaine”.


La lettre historique de Che à Fidel a cinquante ans

Publicado en Mouvement communiste. Traduction: Erwin Carpentier

Quand Che quitta Cuba pour faire la révolution, d’abord au Congo et puis en Bolivie, il écrivit une lettre d’adieu à Fidel. Il y a exactement cinquante ans que la lettre a été annoncée et publiée.

Lorsque Ernesto Guevara décide au Mexique de se joindre aux Cubains voulant renverser le gouvernement illégal de Fulgencio Batista, il n’a qu’une seule demande pour le chef suprême du Mouvement révolutionnaire du 26 juillet : Qu’une fois Cuba libéré, aucune raison d’État ne puisse l’empêcher d’aller mener le combat dans d’autres terres du monde. Fidel lui promet non seulement qu’il va respecter cette décision mais que, en plus, lorsque le moment sera venu, le Cuba révolutionnaire l’aidera.

Le Che est parmi les 82 expéditionnaires du yacht Granma qui, le 2 décembre 1956, débarquent à Cuba à la plage de Las Coloradas. Presque 25 mois plus tard, l’armée rebelle prend le pouvoir. À partir de ce moment, et de manière exemplaire, Che réalise des tâches très importantes. Il est président de la Banque nationale de Cuba et dirige le Ministère de l’Industrie. Il représente la révolution cubaine à l’Assemblée générale de l’ONU, à la réunion à Punta del Este en Uruguay (1951) ainsi qu’à d’autres événements internationaux.

Le temps passe, et en 1965 le guérilléro héroïco décide que le moment est venu de prendre congé de Cuba et Fidel, tenant ainsi parole, accepte son départ. La même année Che dirige un détachement d’internationalistes cubains partant pour le Congo afin d’aider Gastón Soumialot, du mouvement de Patrice Lumumba, qui l’avait sollicité.

C’est précisément avant de partir pour l’Afrique que le Che écrit sa lettre d’adieu. Bien que la lettre est envoyée le 1er avril, elle ne sera rendue publique – sans date – qu’au moment jugé le plus opportun.

Comme tout le monde sait, pendant sa présence à Cuba, le Che fut toujours un dirigeant très « visible ». C’est ainsi que ses amis, et notamment ses ennemis, se rendent vite compte de son absence. En peu de temps ces derniers commencent à spéculer sur sa mort. Ils parviennent à faire circuler toutes sortes de rumeurs : qu’il est malade, qu’il est mort, mais également qu’il a été purgé suite à des désaccords avec la direction du processus révolutionnaire, et bien d’autres sottises de la sorte.

Pendant longtemps, le gouvernement cubain supporte la succession de calomnies pour ne pas mettre en danger la mission que Che veut accomplir en Amérique Latine, après l’échec relatif subi en Afrique. Mais, au lieu de diminuer, les rumeurs se renforcent. Alors que les ennemis de la révolution se réjouissent de quelque chose qui n’a pas eu lieu, nombre d’amis commencent à prendre les mensonges pour des vérités. Cette campagne sans riposte ou sans aucune explication à l’opinion publique de la part du gouvernement cubain est déjà très néfaste. La publication de la lettre devient inévitable.

Fidel est chargé d’en faire lecture. Et il le fait le 3 octobre 1965, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la présentation du Comité Central du Parti communiste de Cuba, dans le théâtre Charlie Chaplin (maintenant théâtre Karl Marx). La publication de ce document historique date donc d’il y a cinquante ans.

Lettre d’adieu du Che Guevara à Fidel Castro

La Havane, avril 1965, l’année de l’agriculture

Fidel,

Je me souviens en ce moment de tant de choses : du jour où j’ai fait ta connaissance chez Maria Antonia, où tu m’as proposé de venir et de toute la tension qui entourait les préparatifs. Un jour, on nous demanda qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de la mort nous frappa tous profondément. Par la suite, nous avons appris que cela était vrai et que dans une révolution il faut vaincre ou mourir (si elle est véritable). De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire. Aujourd’hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent.

J’ai l’impression d’avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien. Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti, de mon poste de ministre, je renonce à mon grade de commandant et à ma nationalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd’hui à Cuba en dehors de liens d’une autre nature qu’on n’annule pas comme des titres ou des grades. En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d’honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire. Si j’ai commis une faute de quelque gravité, c’est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestria et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant d’hommes et de révolutionnaire. J’ai vécu des jours magnifiques et j’ai éprouvé à tes côtés la fierté d’appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d’Etat fut aussi brillant dans de telles circonstances, et je me félicite aussi de t’avoir suivi sans hésiter, d’avoir partagé ta façon de penser, de voir et d’apprécier les dangers et les principes.

D’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t’est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue de nous séparer. Je veux que tu saches que je le fais avec un mélange de joie et de douleur; je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j’aime… et je laisse un peuple qui m’a adopté comme un fils. J’en éprouve un déchirement. Sur les nouveaux champs de bataille je porterai en moi la foi que tu m’as inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme où qu’il soit ; ceci me réconforte et guérit les plus profondes blessures.

Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute responsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d’autres cieux, survient pour moi l’heure décisive, ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple ; j’essaierai d’y rester fidèle jusqu’au bout de mes actes. J’ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le reste encore. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d’être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et je ne le regrette pas ; au contraire, je suis heureux qu’il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l’Etat leur donnera ce qu’il faut pour vivre et s’instruire. J’aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c’est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais, et ce n’est pas la peine de noircir du papier en vain.

Jusqu’à la victoire, toujours.

La Patrie ou la Mort !

Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire,

Che


Vijftigste verjaardag van de historische brief van Che aan Fidel

 Vertaling: Erwin Carpentier. 

Toen Che in het geheim Cuba verliet om de revolutie te gaan voeren, eerst in Congo en daarna in Bolvia, schreef hij een afscheidsbrief, gericht aan Fidel. Het is vandaag vijftig jaar geleden dat die brief werd bekendgemaakt en voorgelezen.

Wanneer Ernesto Guevara zich in Mexico bij de Cubanen aansluit om het onwettelijke regime van Fulgencio Batista omver te werpen, heeft hij maar een verzoek voor de leider van de Revolutionaire Beweging van de 26ste juli: dat, eenmaal Cuba bevrijd was, geen staatsredenen hem zouden verhinderen in andere plaatsen van de wereld te gaan strijden. Fidel belooft hem niet alleen dat hij die beslissing zal naleven, maar dat, eenmaal dat moment is aangebroken, het revolutionaire Cuba hem ook zal helpen.

Che is een van de 82 opvarenden van het yacht Granma die op 2 december 1956 op het strand Las Coloradas in Cuba ontschepen. Een kleine 25 maanden later grijpt het rebellenleger de macht. Vanaf dan vervult Che op voorbeeldige wijze heel belangrijke taken. Hij is voorzitter van de Nationale Bank van Cuba en leidt het Ministerie van industrie. Hij vertegenwoordigde de Cubaanse Revolutie op de Algemene Vergadering van de UNO , op de vergadering in Punta del Este in Uruguay (1961) en op nog andere internationale gelegenheden.

Maar de tijd loopt, en in 1965 besluit de Heldhaftige Guerrillero dat het moment is aangebroken om afscheid te nemen van Cuba, en Fidel, zijn belofte getrouw, aanvaardt diens vertrek. In datzelfde jaar trekt hij aan het hoofd van een groep Cubaanse internationalisten naar Congo om concrete hulp te bieden aan Gastón Soumialot, van de beweging van Patrice Lumumba, die daarom had verzocht.

Che schrijft zijn afscheidsbrief precies voor hij naar Afrika vertrok. De geadresseerde ontvangt de brief maar op 1 april, maar die zal, ongedateerd, pas op een opportuun geacht moment openbaar gemaakt worden. Zoals iedereen weet was Che in Cuba altijd een zeer “zichtbare” leider, zodat zijn vrienden, en vooral zijn vijanden, zijn afwezigheid meteen opmerken. Het duurt niet lang voor die laatsten over zijn dood beginnen te speculeren. Ze verzinnen van alles: hij is ziek, hij is dood, hij is weggezuiverd wegens meningsverschillen met de leiding van het revolutionaire proces en nog meer van dat soort onzin.

Al die tijd ondergaat de Cubaanse regering die lasterlijke aantijgingen om de missie die Che, na de relatieve mislukking in Afrika in Zuid-Amerika wil uitvoeren, niet in gevaar te brengen. Maar de geruchtenmolen blijft maar aanhouden en toenemen. Terwijl de vijanden van de revolutie zich verheugen in wat er niet is gebeurd, beginnen niet weinig vrienden de leugens voor waar aan te nemen.

Die campagne brengt al veel schade toe wanneer ze niet van antwoord wordt gediend of de Cubaanse regering de internationale opinie niet enige uitleg geeft. Het wordt onvermijdelijk om de brief bekend te maken. Fidel krijgt de opdracht om hem voor te lezen. Dat doet hij op 3 oktober 1965 tijdens zijn toespraak naar aanleiding van de voorstelling van het Centraal Comité van de Communistische Partij van Cuba, in het Charlie Chaplin Theater (thans het Karl Marx theater) in Havana. Vandaag is het vijftig jaar geleden dat dit historische document werd bekendgemaakt.

De brief vind je hieronder.

Oorspronkelijk artikel: Se cumplen 50 años de la histórica carta del Che a Fidel

Afscheidsbrief aan Fidel Castro en aan Cuba

Havana, april 1965, het jaar van de Landbouw

Fidel,

Op dit ogenblik herinner ik mij heel wat dingen: toen ik je ontmoette in het huis van Maria Antonia, toen je me voorstelde om mee te gaan, alle spanningen bij de voorbereidselen. Op een dag stelden ze de vraag wie moest verwittigd worden in geval we zouden sterven, want die kans hing ons allen boven het hoofd. Later wisten we hoe waar dit was, en dat een revolutie een overwinning wordt of de dood (als het om een echte revolutie gaat). Veel kameraden vielen op de weg naar de overwinning.

Vandaag neemt dat alles een minder dramatische wending, we zijn wat meer volwassen geworden, doch de feiten herhalen zich. Ik heb het gevoel dat ik, op haar grondgebied, het deel van mijn plicht voor de Cubaanse Revolutie volbracht heb, en ik zeg vaarwel, aan u, aan de kameraden, aan uw volk, dat het mijne is.

Ik geef formeel mijn posities op binnen de leiding van de partij, mijn functies als minister, mijn rang van commandant en mijn Cubaans staatsburgerschap. Niets wettelijks bindt me nog aan Cuba. De enige banden zijn van een andere aard – die kunnen niet worden verbroken zoals de benoeming in een functie.

Als ik terugkijk op mijn verleden, denk ik met voldoende integriteit en toewijding te hebben gewerkt aan het consolideren van de triomf van de Revolutie. Het enige waar ik ernstig in gebreke ben gebleven is het feit dat ik niet meer vertrouwen in u heb gehad, vanaf de eerste momenten in de Sierra Maestra, en ik had niet snel genoeg ingezien over welke kwaliteiten u beschikte als leider en revolutionair.

Ik heb, aan uw zijde, prachtige dagen gekend, heb me, in de briljante doch kwade dagen van de Caraïbische crisis, heel trots gevoeld. Zelden, in dezelfde dagen, was een staatsman briljanter als u. Ik ben ook trots dat ik u zonder aarzelen ben gevolgd, me te hebben vereenzelvigd met uw manier van denken, uw inzicht en het behandelen van gevaren en principes.

Andere landen van de wereld roepen mijn bescheiden kwaliteiten. Ik kan doen wat u wordt ontzegd, gezien uw verantwoordelijkheden aan het hoofd van Cuba, en de tijd voor mij is aangebroken om te scheiden.

U moet weten dat ik het doe met gemengde gevoelens, met vreugde en verdriet. Ik laat hier achter, het zuiverste van mijn hoop als voortrekker en het duurbaarste van wat mij dierbaar is. Ik laat een volk na dat mij ontvangen heeft als een zoon. Dit kwetst een deel van mijn ziel. Ik draag de strijd, die u mij geleerd hebt, naar nieuwe fronten, de revolutionaire geest van mijn volk, het gevoel te voldoen aan de meest heilige van alle plichten: de strijd tegen het imperialisme, waar dan ook. Dit is een bron van kracht en heelt de diepste wonden.

Ik pleit nogmaals Cuba vrij van elke verantwoordelijkheid, behalve deze die voortspruit uit haar voorbeeld. Wanneer mijn laatste uren zich zullen voltrekken, in andere horizonten, dan zullen mijn laatste gedachten gaan naar dit volk, en in de eerste plaats naar u. Ik ben dankbaar voor wat u mij geleerd hebt en voor het voorbeeld dat u mij gegeven hebt, waaraan ik zal proberen trouw te blijven tot de uiterste consequenties van mijn daden.

Ik heb mij altijd geïdentificeerd met het buitenlandse beleid van onze revolutie, en zal het blijven doen. Overal waar ik kom, zal ik mij verantwoordelijk voelen als Cubaanse revolutionair, en ik zal me als dusdanig gedragen. Ik heb er geen spijt van dat ik mijn vrouw en kinderen niets materieels kan nalaten, dat de staat hen dan in genoeg moge voorzien om te leven en hen een opvoeding geven.

Ik heb veel dingen te zeggen, aan u en aan ons volk, maar ik voel dat het overbodig is. Woorden kunnen niet zeggen wat ik zou willen zeggen, en het doet er niet toe pagina’s vol te krabbelen.

Hasta la victoria siempre! Patria o Muerte! Uw genegen, met volle revolutionaire toewijding, Che

Traducción de la carta: Bron van de brief 


L’internazionalismo, il fiore più bello della Rivoluzione Cubana


Paco Azanza Telletxiki | cubainformacion.tv
Traduzione per Resistenze.org a cura del Centro di Cultura e Documentazione Popolare

22/09/2016

Cuba ha annunciato l’invio di 165 lavoratori del settore sanitario in Sierra Leone, uno dei paesi africani in cui Ebola sta colpendo con maggior forza. Cuba risponde in questa maniera solidaristica – è il Paese che ha inviato più effettivi – alla chiamata dell’Organizzazione Mondiale della Salute, l’OMS, che a sua volta invitava governi e ministri di tutti i paesi ad unirsi nella lotta contro il suddetto flagello. E ha, senza dubbio, l’autorità morale per farlo.

Non è la prima volta che Cuba rivoluzionaria tende una mano altruista alle popolazioni più bisognose del mondo. In 55 anni di rivoluzione sono stati inviati ben 76.744 operatori della salute cubani in 39 paesi del continente africano. Attualmente 4.048 prestano la propria collaborazione nei suddetti 39 paesi, 2.269 dei quali sono medici.

A livello mondiale, al giorno d’oggi, Cuba collabora con 66 paesi con 50.731 cooperanti – il 64,6% sono donne – tra i quali si annoverano 25.412 medici. In tutti questi anni, la solidarietà cubana ha raggiunto la non trascurabile quantità di 595.482 missioni in 158 paesi, portata avanti grazie alla partecipazione di 325.710 lavoratori del settore sanitario e alla solidarietà di un intero popolo.

La politica estera della Rivoluzione Cubana è ed è stata sempre impregnata del principio internazionalista e solidale. “La patria è l’intera umanità” diceva Josè Marti, e l’umanità non abita solo Cuba ma tutto il mondo. Sono assolutamente convinto che quando Fidel nel 1955 disse che “La patria non è la celletta di uno schiavo, ma è la terra di un uomo libero” stava pensando non solo alle donne ed agli uomini di Cuba, ma anche alle donne ed agli uomini di tutto il resto del mondo.

L’internazionalismo è principio sancito dalla Costituzione Cubana. L’articolo 12 inizia statuendo: “La Repubblica fa propri i principi dell’antimperialista e dell’internazionalismo” E nel comma ch) si stabilisce che “promuove l’unità della Repubblica di Cuba con tutti i paesi del Terzo Mondo contro le politiche imperialiste e il neocolonialismo che perseguono la limitazione o la subordinazione della sovranità dei nostri popoli e aggravano le condizioni economiche di sfruttamento e di oppressione delle nazioni sottosviluppate.”

L’articolo 12 e il suo secondo comma non sono solo parole sulla carta all’interno del testo costituzionale, ma rappresentano la cristallizzazione teorica di una prassi costante. Fidel ben ragionava quando definì la prassi internazionalista e solidarista come “il più bel fiore della Rivoluzione Cubana” e ricordò che “essere internazionalista significa saldare i propri debiti con l’umanità, perché è molto importante per il nostro popolo, ma è ancora più importante per quel popolo di 230 milioni di nostri fratelli latinoamericani (oggi oltre 600 milioni), il futuro di questo nostro continente e del mondo intero”

Questo è il concetto di patria che ha cittadinanza a Cuba, questa è l’essenza de “La patria è l’intera umanità” di Josè Martì.

A causa dell’embargo economico, l’Isola soffre ancora della carenza di molte materie. Nonostante l’embargo non sono però mai stati sospesi gli aiuti internazionalisti – neppure durante gli anni estremamente duri del Periodo Speciale – attendendo di soddisfare le proprie necessità primarie per riprenderle in seguito, posto che si è continuato a condividere la gran parte delle risorse economiche ed umane con la popolazione più necessitata che abita sulla faccia della Terra.

Il patriottismo cubano raggiunge la sua espressione più universale, solidaristica e umanitaria quando si esprime come negazione della negazione, come opposizione all’imperialismo e ai suoi obbedienti lacchè; non è sciovinista e razzista come quello dei paesi capitalisti. Quello cubano – lo hanno dimostrato ampiamente – è grandiosamente generoso con i più svantaggiati del pianeta; quello degli altri è nettamente egoista. Cuba si offre al resto del mondo per aiutare disinteressatamente per tutto quanto sia possibile, quelli cercano in modo interessato di saccheggiare tutto quello che riesce loro… Cuba, in definitiva, pratica l’internazionalismo solidale; quelli, senza dubbio, il più inumano interventismo.

L’esperienza cubana è il chiaro esempio di come con poco si può ottenere tantissimo. Il suo comportamento altruista dovrebbe far arrossire i governanti del primo mondo, molti dei quali sono i continuatori della politica colonialista dei loro predecessori, che li identifica come i grandi responsabili della miseria che il mondo di oggi sta soffrendo. Ma sanno che cos’è la vergogna? Chiaramente no.

I sostenitori del capitalismo nella sua fase suprema non cessano di ricorrere alla menzogna, oltre che alla forza; e lo fanno con lo scopo perverso di aumentare i loro enormi privilegi, a costo di condannare alla miseria assoluta l’80% della popolazione mondiale.

Dicono, ma non fanno. Promettono ma non mantengono. Cuba socialista, nonostante il blocco, mettendo in pratica la massima di Josè Martì “Fare è il modo migliore per dire”, si è sempre spesa per aiutare gli altri paesi fratelli con decine di migliaia di lavoratori del settore sanitario, dell’istruzione, dell’edilizia… mediante tecnici dei rami più diversi. E in un certo periodo, anche col proprio sangue versato sui campi di battaglia.

Milioni di esseri umani nel mondo hanno beneficiato dell’affetto di Cuba per più di mezzo secolo. Non voglio parlare di altri esempi che lo provano. E lo faccio perché, se è vero che “tutta la gloria del mondo entra in un grano di mais” tutta l’esperienza cubana nelle questioni di solidarietà non può essere racchiusa in poche pagine.

La storia di Cuba è piena di “giardineri” esemplari; tra i molti vi sono Félix Varela, José de la Luz y Caballero, Carlos Manuel de Céspedes, José Martí, Julio Antonio Mella, Rubén Martínez Villena…

Ma i semi da loro gettati non sono mai arrivati a germinare se non dal primo gennaio 1959. A partire da quella data storica, a Cuba hanno finalmente messo radici e sono cresciute con vigorosa e piena sovranità la giustizia, le pari opportunità… la libertà. E in questo splendido frutteto, si erge sempre vigoroso l’internazionalismo solidale: “il fiore più bello della Rivoluzione Cubana”.


I latinoamericani “emigrano”,i cubani “scappano”

Negli Stati Uniti continua a essere in vigore la inumana “Ley de Ajuste Cubano”

(Traducido y publicado por el Moncada, Periodico dell´Associazione Nazionale di Amicizia Italia-Cuba, PÁGINAS 12 y 13)

 

Il 19 maggio scorso, Cuba ha denunciato per l’ennesima volta all’ONU ilcarattere disumano Della “Ley de Ajuste Cubano” (Legge di Accomodamento Cubano), in vigore negli Stati Uniti dal 2 novembre 1966. E lo ha fatto attraverso il suo rappresentante alterno in questa organizzazione, Rodolfo Benítez, durante una sessione dell’Assemblea Generale sul tema Migrazione e Sviluppo. Numerosi media della reazione mondiale, soprattutto spagnoli, hanno “informato” il loro pubblico che “uno degli ostacoli che maggiormente simboleggiano il regime cubano sta per cadere. Il governo di Raúl Castro sta prendendo in considerazione di consentire ai suoi cittadini di viaggiare all’estero come turisti”, perché “adesso hanno bisogno di un permesso speciale molto difficile da ottenere”. In modo così cinico si è espressa, per esempio, Televisión Española, un mezzo d’informazione pubblico in mano ai governi di Madrid che sono sempre stati – Felipe González, José María Aznar e José Luis Rodríguez Zapatero come ultimi presidenti – proprio tra quelli che hanno imposto le maggiori difficoltà allapopolazione cubana nella concesión di visti.

La questione migratoria è sempre stata un’arma molto utilizzata dai nemici della Rivoluzione cubana per cercare di destabilizzare il governo che la dirige, e attualmente la miserabile e disumana strategia continua a essere utilizzata. Come risultato di questa pratica tanto deplorevole, non poche persone credono che il governo cubano tenga “sequestrati” i suoi cittadini, non lasciandoli partire dall’Isola. Mentre i “sequestratori” sono fondamentalmente i governi di quei paesi che non concedono i visti alla popolazione cubana o, nel migliore dei casi, complicano enormemente la loro concessione. Smascherare ciò che è dissimulato è un compito che retengo importante. Facciamo un breve ripasso di oltre 52 anni di menzogne e di aggressioni imperialiste su questo scabroso argomento.

Le autorità statunitensi e i loro obbedienti lacchè incitano, con l’inganno, ad abbandonare il paese, offrendo agevolazioni che non forniscono a cittadini di altri paesi. La suddetta e assassina Ley de Ajuste Cubano ne è buona prova. E questa legge si può qualificare assassina perché: quante morti perfettamente evitabili ha provocato nello Stretto della Florida? Poi, una volta raggiunto il loro scopo, ignorano l’illuso emigrante e lo abbandonano alla sua sorte, cattiva in moltissimi casi. Al trionfo della Rivoluzione, il governo degli Stati Uniti cominciò ad aprire le sue porte a chiunque volesse lasciare Cuba, comportamento inusuale fino ad allora, anche se gli yankees erano stati i padrón di Cuba per quasi 60 anni. Così iniziò l’esodo di professionisti qualificati. Offrirono alti stipendi per privare i cubani di medici, insegnanti, ingegneri, tecnici…

Basandosi sul principio che la costruzione del socialismo è un compito di uomini e donne liberi e volontari che vogliono fare una nuova società, il governo di Cuba non ha mai vietato la partenza di quelle persone o di qualsiasi altra. In oltre 52 anni di Rivoluzione nessuno è stato obbligato a vivere a Cuba contro la sua volontà. A volte sono state ritardate alcune partenze, è vero. Se si trattava di qualche specialista lo si tratteneva fino a quando si poteva contare su un’altra persona che ocupase con efficienza il suo posto, secondo il lavoro che svolgeva.

È stato il governo degli Stati Uniti che ha interrotto gli ingressi legali nel suo paese, non il governo di Cuba, che non si è mai opposto, insisto, all’uscita ordinata e legale – con visto e passaporto – dei suoi cittadini verso questo o altri paesi.

Approfittando della Crisi d’Ottobre – nel 1962 – gli imperialisti chiusero le loro porte dividendo in questo modo molte famiglie cubane, dato che molti membri di queste erano già negli Stati Uniti in avanguardia e non potevano tornare indietro (lo impediva il gobernó degli Stati Uniti non quello cubano). Quanto al resto delle famiglie che erano ancora a Cuba e voleva andarsene, i funzionari americani negarono loro l’ingresso legale nel loro paese.

Queste misure calcolate e studiate non furono gratuite, e provocarono le uscite illegali e clandestine utilizzate dal governo degli Stati Uniti come incessante propaganda contro la Rivoluzione. Pubblicizzando i fatti in modo così subdolo e miserabile, sono arrivati a ricevere come eroi – e lo fanno ancora oggi – le persone che arrivavano illegalmente sulle loro coste, anche se c’erano riuscite sequestrando imbarcazioni e utilizzando come ostaggi i relativi equipaggi. Ci sono stati anche casi di cubani arrivati negli Stati Uniti dirottando aerei. Arrivando nel paese imperialista, lungi dall’essere arrestati e messi a disposizione delle autorità cubane, vengono ricevuti con tutti gli onori e con la concessione del permesso di residenza. Quanto agli aerei, nemmeno questi vengono restituiti a Cuba, se li tengono e se li rivendono.

Di fronte al rifiuto americano di proteggere le sue coste dagli arrivi illegali, la risposta di Cuba è stata quella di autorizzare i cubani residenti negli Stati Uniti ad andare a prendersi i loro parenti. E infatti, tra ottobre e novembre 1965, da Camarioca arrivarono centinaia di imbarcazioni portandosi via molti di loro. Naturalmente, quella massiccia affluenza di emigranti non è piaciuta troppo agli yankees, e ha portato a un accordo con il governo rivoluzionario che ha permesso l’uscita legale di un certo numero di cubani verso gli Stati Uniti. Ma non è passato molto tempo prima che le loro porte si chiudessero un’altra volta, stimolando nuevamente le uscite illegali. Dal triunfo della Rivoluzione, questo comportamento è sempre stato una costante.

Diversi anni dopo, nell’aprile del 1980, alcuni individui penetrarono nell’Ambasciata del Perù a La Habana. Dato che i peruviani non vollero consignare gli occupanti, il governo cubano avvertì che non avrebbe cercato di impedire ad altre persone di oltrepassare la recinzione della zona diplomatica. Detto, fatto. Circa 10.000 persone si affollarono in quel luogo per parecchi giorni. Questo è stato il preambolo di quello che più tardi divenne noto come l’esodo di Mariel, un ponte marittimo che avrebbe portato oltre 100.000 emigranti verso gli Stati Uniti. Non dico che in quell’occasione non partirono da Cuba professionisti qualificati, ma non c’è il minimo dubbio che la Rivoluzione si è “liberata” di un buon numero di persone antisociali, gentaglia … che il gobernó cubano non rifiutava, ma ovviamente nemmeno cercava di trattenere, a maggior ragione dato che non lo aveva fatto con persone qualificate. Così, questa volta in modo più eclatante, la storia si ripeteva.

Più tardi, nell’agosto 1994 e sempre provocata da identici motivi, si scatenò la cosiddetta “crisi dei balseros”. Le persone irresponsabili che si lasciarono sedurre dall’impero, partirono su precarie balsas [zattere] rustiche, afrontando le 90 miglia che separano Cuba dagli Stati Uniti, esponendo ai rischi bambini innocenti che a Cuba, come tutti sanno, erano grandi privilegiati.

Non poche persone sono morte anégate nel tentativo di raggiungere il “paradiso”, sul cui territorio vivono oltre 40 milioni di poveri, circa 50 milioni di persone senza assicurazione medica, tra cui moltissimi bambini, 4 milioni di persone senza un tetto che li ripari, dove vi è un gran numero di bambini e adolescenti nei cimiteri victime delle armi da fuoco nelle scuole e nelle strade, numerosissimi anche gli individui vittime della droga… Non poche persone sono finite in pasto ai pescecani, nel tentativo di arrivare al “paradiso”, dove oltre il 20% Della popolazione è praticamente analfabeta, dove, secondo lo stesso FBI, già nel 1980 – anno del succitato esodo del Mariel – i casi di stupro dichiarati erano 82.000, 500.000 persone furono derubate, furono commessi 23.000 omicidi e 85.000 persone riportarono ferite da armi da fuoco. Queste cifre agghiaccianti, lungi dal diminuire, finora sono state di anno in anno in rapidissimo aumento.

Non mi soffermo sul caso di Elián González, perché è un caso relativamente recente e di sicuro è ben impresso nella nostra memoria.

Attualmente, riguardo la questione dell’immigrazione, Cuba mantiene la stessa politica: permettere l’uscita legale di tutti coloro che non vogliono rimanere nell’Isola. In quanto a quella degli Stati Uniti, anch’essa continua a essere la stessa: evitare l’entrata legale degli emigranti cubani nel loro territorio – quando lo permettono lo fanno con il contagocce – fomentando in questo modo le partenze illegali che spesso si trasformano in tragedie.

Se le autorità degli Stati Uniti non si danno da fare per accettare l’emigrazione legale e ordinata che potrebbe prevenire le tragedie che ogni tanto si verificano nello Stretto della Florida è, semplicemente, perché questo metodo umano li priva dell’impatto pubblicitario cui tanto anelano e che perseguono per acreditare la Rivoluzione. Ma, conoscendo la verità su questo scabroso argomento, chi viene realmente screditato?

Ma, nonostante gli incentivi interessati che il cittadino cubano riceve affinché lasci il suo paese, le cifre reali dell’emigrazione cubana verso gli Stati Uniti contraddicono la diffusa convinzione che purtroppo molte persone possiedono a causa di tale propaganda.

Secondo il Censimento della Popolazione degli Stati Uniti, nel 1990 la registrazione di immigrati provenienti dall’America Latina era di 8.407.837, cifra alla quale si dovrebbe aggiungere l’altissimo numero di emigranti illegali che ovviamente non sono registrati, mentre quelli provenienti da Cuba erano 736.971, compresi quelli che avevano già la cittadinanza; a questa cifra non è necessario aggiungere nulla, dal momento che negli Stati Uniti non esistono cubani illegali. Persino l’emigrazione canadese era superiore a quella cubana: 744.830. E anche l’emigrazione canadese ha abbastanza emigranti illegali nel paese imperialista, circa 130.000 nel 1996. Certamente il Canada ha più abitanti di Cuba, ma è un paese sviluppato e non subisce un blocco così spietato e prolungato nel tempo come quello dell’Isola. Comunque, non ho sentito nessuno parlare di esodo canadese verso gli Stati Uniti.

Dopo la nota “crisi dei balseros”, l’emigrazione cubana verso gli Stati Uniti era ancora al di sotto della metà di quella di molti paesi dell’America Latina. Dato che la popolazione di alcuni di questi paesi è circa la metà della popolazione cubana, perché nemmeno rispetto a loro si sente parlare di “crisi migratoria”?

Più recentemente, nel settembre 2006, la Sezione di Interessi degli Stati Uniti a La Habana ha pubblicato il bollettino “Washington Informa”. In questo sono raccolti i dati ufficiali del censimento della popolazione di cubani negli Stati Uniti: 1.249.820. Ma riconosce che un terzo di loro erano già nati là. Quindi, i cubani emigrati erano circa 800.000. E se ci riferiamo all’emigrazione cubanain tutto il mondo la cifra supera il milione e mezzo, meno del 13% Della popolazione di Cuba, ben inferiore a quello di molti paesi che la circondano. Ricordiamo ancora una volta che la sciagurata “Ley de Ajuste Cubano” permette l’accoglimento di tutti i cubani che siano arrivati illegalmente negli Stati Uniti —SOLO ILLEGALMENTE— a partire dal 1° gennaio 1959, concedendo loro la residenza legale e la possibilità legale di accedere a un lavoro.

È noto che nessun individuo di altre parti del mondo gode di tali vantaggi, come nemmeno li hanno avuti i cubani emigrati lì prima del trionfo della Rivoluzione.

È curioso, ma negli Stati Uniti ci sono milioni di clandestini, milioni di immigrati illegali, come ho già detto, e tuttavia, inutile dire il perché, nessuno è cubano. Questi milioni di persone maltrattate, provenienti da tutto il mondo, hanno tutto il diritto di chiedersi perché loro vengono perseguiti ed espulsi quando entrano illegalmente e, invece, i cubani che lo fanno vengono premiati e incoraggiati.

Nella prefazione del libro “Operazione Peter Pan: un caso di guerra psicologica contro Cuba” di Torreira y Buajasán, Ricardo Alarcón de Quesada dice e si domanda: “Gli Stati Uniti sono, quindi, l’unico paese con due leggi sull’immigrazione: una per tutto il mondo e un’altra solo per i cubani. È necessaria una prova migliore della manipolazione di questo tema a fini controrivoluzionari?”.

Con gli accordi raggiunti nel settembre 1994 e maggio 1995, il governo nordamericano si è impegnato a concedere 20 mila visti all’anno. Ma, come con altri impegni forzatamente acquisiti, anno dopo anno non rispetta l’accordo abbassando in modo considerevole il numero di visti concessi.

È chiaro che non smettono miserabilmente di puntare sull’applicazione Della “Ley de Ajuste Cubano”, pur sapendo che con essa possono continuare ad assassinare persone adulte e bambini innocenti. Ma che cosa può importare di tali fatali conseguenze a menti tanto vili e inumane se oltretutto quello è il risultato che perseguono?

Il 30 novembre 1909, il giornale “Previsión” —organo di stampa del ‘Partido Independiente de Color’— ha pubblicato nelle sue pagine un articolo di Tomás Carrión che, tra le altre cose, diceva: “La statua della Libertà, illuminando il mondo sta semplicemente minacciando il mondo. La cosiddetta fiaccola che quella colossale statua tiene nella mano destra, non è una fiaccola, è solo una fiammella”.

I governi degli Stati Uniti, fin dalla loro nascita si sono dedicati a saccheggiare tutto ciò che possono e anche di più e, perciò, non hanno mai dubitato nell’utilizzare contro tutto ciò che gli resiste quella fiammella [simbolo apparente] in ognuna delle sue molteplici applicazioni, compresa la politica migratoria.


Federazione delle Donne Cubane: mezzo secolo di luminosa esistenza

(Traduzione dallo spagnolo per www.resistenze.org —nº 330, 03-09-2010— a cura del Centro di Cultura e Documentazione Popolare)

Se qualche mezzo è imprescindibile per fare una rivoluzione, quello è precisamente l’unità dei rivoluzionari: senza la quale è praticamente impossibile raggiungere un obiettivo così complicato. A Cuba, il compagno Fidel dimostrò essere un maestro nell’unificazione della base sociale. Guidando il Movimento Rivoluzionario 26 Luglio, che già di per sé era un gruppo importante, riuscì ad avere anche l’appoggio di altre forze, come il Direttivo Rivoluzionario 13 Marzo ed il Partito Socialista Popolare-comunista. Ma, come avrebbe detto Martì a Carlos Baliño, la rivoluzione non è quella che inizia nella selva bensì quella che si sviluppa nella Repubblica dopo la presa del potere dei rivoluzionari. A partire dal primo gennaio del 1959, dunque, era necessaria un’unità molto più solida ed organizzata, che fosse capace di frenare le aggressive logiche dell’oligarchia nazionale e straniera, scatenate per la disperata lotta di recuperare i privilegi persi e, allo stesso tempo, continuare ad avanzare nel radicale cambiamento socio-politico che una rivoluzione socialista esige se, come quella cubana, è autentica.

Così, i Comitati per la Difesa della Rivoluzione (CDR), l’organizzazione cubana che conta il maggior numero di militanti (attualmente più di 7.600.000), nacque il 28 settembre 1960; la gioventù rivoluzionaria si unificò il 4 aprile del 1962 attorno all’Unione dei Giovani Comunisti ( UJC ), il 17 maggio 1961 fu fondata l’Associazione Nazionale dei Piccoli Agricoltori ( ANAP ) al fine di rappresentare gli interessi sociali ed economici dei contadini; la vecchia Confederazione dei Lavoratori Cubani, anch’essa nel 1961 modificò leggermente il nome sotto l’impulso di affrontare la nuova tappa, diventando Centrale dei Lavoratori di Cuba (CTC). E non mi dimentico delle donne. Loro, che ebbero già un ruolo molto importante durante il periodo insurrezionale, con rinnovata forza diventarono, a pieno diritto, un pezzo imprescindibile nel processo rivoluzionario che iniziava allora.

Il 23 agosto del 1960, oggi compie cinquanta anni, frutto della fusione dell’Unità Femminile Rivoluzianaria, la Colonna Agraria, le Brigate Femminili Rivoluzionarie, i Gruppi di Donne Umaniste e la Fratellanza delle Madri, tra le altre organizzazioni già esistenti prima del trionfo, venne fondata la Federazione delle Donne Cubane – FMC. Tutte le organizzazioni di massa menzionate, nacquero con un chiaro ed identico obiettivo: sviluppare e difendere la Rivoluzione da ognuna delle proprie “trincee”; ossia, che è esattamente la stessa cosa, sviluppare e difendere gli interessi dell’immensa maggioranza della popolazione cubana.

Come ci si poteva aspettare, gli yankee non tardarono molto tempo ad aggredire la Rivoluzione; lo fecero praticamente dallo stesso primo gennaio 1959, e perfino prima. Era quindi particolarmente necessaria l’unità di cui parlavo già all’inizio di queste righe. Nella chiusura dell’atto costitutivo della FMC, Fidel espresse che “per questo è buono organizzare, per questo è buono unire, per questo è buono prepararsi a lottare, per questo il cammino che hanno intrapreso le donne cubane è una vittoria in più del nostro paese. Questa unione di tutti i settori femminili della Rivoluzione rappresenta la costruzione di una forza, una forza entusiasta, una forza numerosa, una forza grande ed una forza decisiva per la nostra Rivoluzione”.

La Federazione che, grazie all’immenso carisma ottenuto attraverso gli anni, e senza più ulteriori integrazioni, è un’organizzazione di massa che sviluppa politiche e programmi destinati a raggiungere il pieno esercizio dell’eguaglianza della donna in tutti gli ambiti e i livelli della società. Il suo contributo sistematico alla formazione ed al benessere delle nuove generazioni è una delle sue numerose virtù. Nel gennaio del 1959 a Cuba lavoravano soltanto 194.000 donne, il 12% della forza lavoro. Attualmente il 46 % della forza lavoro nell’Isola è rappresentato da esse, circa 1.700.000 persone, occupando in maniera efficiente il 66% degli incarichi professionali e tecnici. Dei 614 parlamentari che formano l’attuale Assemblea Nazionale del Potere Popolare, 265 sono donne . Per quanto riguarda i membri delle attuali Assemblee Municipali del Potere, le donne occupano 5.046 delegazioni delle 15.093 esistenti, il 33,4 %

Ad adesione volontaria, attualmente la Federazione, che celebra i propri congressi ogni cinque anni, conta su di una militanza di più di 4.000.000; tutte al di sopra dei 14 anni di età, poiché questo è l’unico requisito che si esige per l’entrata. Il 13 settembre 1966, alla chiusura della V Plenaria Nazionale della FMC, Fidel disse che “se ci domandassero qual è la cosa più rivoluzionaria frutto della Rivoluzione, è praticamente questo: la rivoluzione che sta avendo luogo nelle donne del nostro paese. Se ci chiedessero quali sono le cose che più ci hanno insegnato nella Rivoluzione, risponderemmo che una delle lezioni più interessanti che noi rivoluzionari stiamo ricevendo nella Rivoluzione è la lezione che ci stanno dando le donne”.

E l’8 marzo del 1997, nella lettera scritta alle donne cubane, il Comandante in Capo espresse: “[…] senza la donna, la notevole opera della Revolucion non sarebbe stata possibile. Durante questi anni difficili, non c’è stata responsabilità economica, sociale e politica, non c’è stata conquista scientifica, culturale e sportiva, non c’è stato contributo alla difesa del nostro suolo e della sovranità della Patria che non abbia contato sulla presenza costantemente entusiasta e patriottica della donna cubana. Nessuno come lei ha fatto i maggiori sacrifici nel periodo speciale nel quale stiamo ancora vivendo, né si è innalzato tanto da trasformare in prodezza lo sforzo quotidiano”.

Dal 1868 – anno in cui realmente cominciò a svilupparsi l’attuale Rivoluzione – fino ad oggi, l’elenco di ammirabili donne che Cuba ha visto nascere o ha ricevuto in seno è impressionante. Mi sovviene proprio ora Mariana Grajales e Lucía Iñiguez Landín, rispettivamente madri dei Maceo e di Calixto García, di Bernarda Toro, sposa di Maximo Gomez, sorella e madre dei mambì, María Cabrales, sposa di Antonio Maceo, Mercedes Sirvén y Adela Azcuy, rispettivamente comandante e capitano dell’Esercito di Liberazione, Ana Betancourt, Isabel Rubio e tante altre valenti donne che durante la Guerra dei Dieci Anni (1868-1878) e la Guerra Necessaria (1895-1898), abbandonarono senza dubbi e senza chiedere nulla in cambio, le comodità della casa e la sicurezza familiare per addentrarsi nella selva con il legittimo obiettivo di riscattare la Patria. Più vicino ai nostri tempi, ricordo Celia Sánchez Manduley, Haydée Santamaría Quadrato, Clodomira Acosta Ferrals, Lidia Doce Sánchez, ed ovviamente, la santiaguera Vilma Espín Guillois, Presidente della FMC durante tutta la sua storia.

Per il loro notevole contributo alla rivoluzione sociale di Cuba e specialmente alla liberazione della donna, la FMC dedica il suo cinquantesimo anniversario alle eroine Déborah, Norma e Yeyé, nomi clandestini delle citate Vilma, Celia e Haydée. Ovviamente, sono molte le donne esemplari che fisicamente oramai non sono più qui tra noi. Ma in realtà tutte continuano ad essere vive, molto vive nel perenne ricordo della popolazione rivoluzionaria e più ancora nel cuore di ogni donna cubana.


Cuba rivoluzionaria nell’Algeria di Ben Bella

 

(Traduzione di Daniela Trollio —”Centro di Iniziativa Proletaria “G.Tagarelli”—. Publicado también en el Diario il Pane e le Rose)

 

Lo scorso 11 aprile è morto ad Algeri Ahmed Ben Bella. Aveva 96 anni e per meno di tre – lo rovesciarono il 19 giugno 1965 con un colpo di Stato – era stato primo Ministro dell’Algeria, il primo dopo l’ottenimento dell’indipendenza. Nel corso del suo breve mandato – ma anche da prima – Ben Bella conobbe l’aiuto altruistico di un popolo fratello: quello cubano. Cuba rivoluzionaria appoggiò sempre la causa algerina e la fece sua alle Nazioni Unite. Il 27 giugno 1961 fu l’unico paese dell’emisfero occidentale a riconoscere il governo algerino in esilio. Ma la solidarietà dei cubani con quel popolo arrivò molto più lontano, come potrete scoprire in questo articolo.

La solidarietà offerta da Cuba rivoluzionaria all’Algeria di Ahmed Ben Bella fu, inoltre, l’inizio del grande e disinteressato aiuto prestato a gran parte del continente africano, sia dal punto di vista civile – con l’invio di medici, di operai edili, di maestri – che dal punto di vista militare – Congo, Angola, Guinea Bissau, Etiopia …

Tutto cominciò con il viaggio di Jorge Ricardo Masetti (1) a Tunisi. Inviato da Cuba nell’ottobre 1961 con un messaggio che offriva aiuto al Fronte di Liberazione Nazionale, il messaggero si riunì con i leaders ribelli che lottavano per l’indipendenza dell’Algeria dal 1954. Quale risultato della riunione si decise che Cuba avrebbe inviato armi. In effetti, nel dicembre dello stesso anno, la nave cubana Bahìa de Nipe salpò dall’Avana con un carico di armi da sbarcare a Casablanca. Dalla città marocchina, nel gennaio 1962, queste vennero trasportate nel campo del FLN vicino ad Oujda,vicino alla frontiera algerina. Nel tornare all’Avana il Bahìa de Nipe salpò con a bordo 78 guerriglieri feriti e venti bambini dell’accampamento dei rifugiati, in maggioranza orfani. Pochi mesi più tardi, il 3 luglio del 1962, l’Algeria raggiunse la sua indipendenza dalla Francia.

In seguito, già come Primo Ministro dell’Algeria – era stato eletto dall’Assemblea nazionale il 26 dicembre – e approfittando della sua visita a New York per assistere alla cerimonia di ammissione del suo paese alle Nazioni Unite, Ahmed Ben Bella andò a Cuba. La visita avvenne il 16 ottobre 1962 ed egli arrivò dagli Stati Uniti a bordo di un aereo cubano, dopo una riunione con Kennedy che lo aveva ricevuto a Washington.

Paragonando i due paesi e i loro rispettivi abitanti, il leader algerino fece queste simpatiche dichiarazioni:

“Quello che più mi è mancato negli Stati Uniti è il calore della compagnia umana. Gli Stati Uniti sono un muro … un muro che separa le persone. Quello che manca è la comunicazione tra la gente … Mi ha sorpreso l’assenza di quel calore umano che è, per noi algerini, un elemento essenziale della vita senza il quale non possiamo respirare. Con che piacere, quindi, ci siamo immersi – appena saliti sull’aereo – nella cordialità dei cubani. Ci eravamo appena seduti quando ci hanno offerto un eccellente caffè, molto forte, molto dolce, molto fragrante, che è stato un cambiamento benvenuto dopo il pallido beveraggio che negli Stati Uniti chiamano caffè. Abbiano cominciato subito a parlare, non so in che lingua perché loro non parlavano arabo e io so solo un po’ di spagnolo … ma l’amicizia ha vinto tutto … tra cubani e algerini la comunicazione si è dimostrata essere immediata e profonda”.

Naturalmente fece altri tipi di commenti. Celebrò l’eroismo dell’Esercito Ribelle nel rovesciare la tirannia di Fulgencio Batista e la successiva vittoria di Playa Giròn; ringraziò Cuba per l’aiuto prestato; chiese agli Stati Uniti la restituzione della base navale di Guantànamo e appoggiò risolutamente la – in quel momento – ancor giovane Rivoluzione. “Come Cuba è stata con l’Algeria in ogni momento, così l’Algeria sta e starà con Cuba”, disse Ben Bella. Coraggiose parole e coraggioso viaggio che, come ci si poteva aspettare, non piacque per nulla all’inquilino della Casa Bianca.

Ricordiamo che quelli erano momenti molto tesi tra Cuba e gli Stati Uniti, e che un giorno dopo la visita ricordata scoppiò la Crisi di Ottobre, quella dei famosi missili.

Fidel lo accolse ricordando le somiglianze tra le due rivoluzioni e sottolineò il gesto coraggioso e nobile del leader algerino dicendo: “Visitare Cuba quando il ricco e potente impero yankee raddoppia la sua ostilità e il suo odio per noi e, con minacce e ricatti, cerca di imporre un criminale blocco economico e commerciale (questo alla fine si impose e dura da oltre 50 anni) con la speranza di schiacciare la Rivoluzione per fame, visitare Cuba quando gli imperialisti yankee minacciano anche di attaccare il nostro paese in qualsiasi momento e di soffocare nel sangue il lavoro creatore del nostro popolo è, da parte sua, signor Primo Ministro, un atto di coraggio e di risolutezza che definisce il suo carattere; è un gesto di amicizia che mai dimenticheremo. E’ anche un atto che rende onore alla nazione algerina davanti ai popoli del mondo.”.

Non molto tempo dopo, il 24 maggio 1963, arrivò in Algeria una missione di medici cubani. Al paese magrebino succedeva un po’ come a Cuba. Dei pochi medici che c’erano sul suo territorio, la maggioranza era francese e molti di essi erano tornati al loro luogo di origine appena proclamata l’indipendenza.

Il personale medico inviato dal Governo cubano non era molto numeroso – 45 uomini e 10 donne – ma il fatto è che in quell’epoca neanche Cuba aveva molti medici – dei 6.000 che c’erano prima del trionfo rivoluzionario, 3.000 avevano abbandonato l’Isola attratti dagli alti stipendi offerti dal governo degli Stati Uniti. Ma credo che vada sottolineato come un paese sottosviluppato – Cuba – offerse aiuto totalmente gratuito ad un altro paese – l’Algeria – con una situazione ancor più complicata in quel senso del paese caraibico.

Cuba iniziò in Algeria le missioni internazionaliste di civili – mediche in questo caso concreto – che non interruppe mai, neppure nei peggiori momenti del periodo speciale. A partire dall’esperienza algerina, queste missioni aumentarono rapidamente, a beneficio – in forma completamente altruistica – di una buona quantità di paesi fratelli (2).

E se questa fu la prima collaborazione medica di Cuba rivoluzionaria nel mondo, anche il primo invio di personale militare nel continente africano fu con destinazione Algeria. Più sopra ho detto che vennero inviate armi per appoggiare i ribelli nella loro lotta per l’indipendenza. In questa seconda occasione arrivarono, in territorio algerino, armi e combattenti, in tutto 686 effettivi.

Durante l’estate 1963 il Marocco cercò di spostare la frontiera con l’Algeria per appropriarsi delle miniere di ferro di Gara Yebilet, cosa che le autorità algerine logicamente non potevano permettere. Poiché non si giungeva ad alcun accordo, le armi divennero così protagoniste del conflitto con l’inizio della cosiddetta Guerra del Deserto. Militarmente il Marocco era superiore all’Algeria – aveva meno soldati ma il suo esercito era meglio equipaggiato e addestrato. Così Ben Bella chiese aiuto a Cuba, aiuto che non si fece aspettare, materializzandosi nell’ottobre 1963.

Fortunatamente gli internazionalisti non giunsero a combattere. Le autorità marocchine, accortesi dello sbarco ad Orano di truppe e armamento cubano, sopravvalutarono il nemico. Sopravvalutazione che, sommata alla mancanza degli aiuti sperati da parte dei loro amici occidentali, finì per far loro paura quel tanto che bastava. In queste condizioni, il 29 ottobre, Ben Bella e Hassan II si riunirono in Mali e il giorno seguente firmarono il cessate il fuoco che favorì il ritorno, nel febbraio 1964, alla situazione precedente le ostilità.

Il comportamento solidaristico di Cuba è qualcosa di veramente ammirevole. I cubani conoscevano il rischio che correvano con la Francia e il Marocco aiutando il popolo algerino, ma non per questo non risposero alla chiamata di Ben Bella. Con il loro appoggio al FLN si esposero alle rappresaglie del presidente francese Charles De Gaulle – per fortuna queste, alla fine, si limitarono a problemi con la Francia ma senza arrivare alla rottura diplomatica. Con il Marocco fu diverso. Le autorità marocchine avevano appena firmato con Cuba un contratto di tre anni per l’acquisto di un milione di tonnellate di zucchero per l’importo di 184 milioni di dollari. In quel momento, oltretutto, gli Stati Uniti cercavano di paralizzare il commercio estero di Cuba. A seguito dell’aiuto cubano all’Algeria nella Guerra del Deserto, Rabat ruppe le relazioni diplomatiche con l’Avana; lo fece il 31 ottobre 1963 e cercò un altro fornitore di zucchero. Interessato com’era a riprendere il controllo dell’Isola, il governo degli Stati Uniti collaborò alla ricerca, ma il prezzo sul mercato mondiale dello zucchero era in quel momento di 10,3 centesimi alla libbra, e non trovarono un produttore che lo vendesse a 8,4 – il prezzo di Cuba. Così che, nonostante la disapprovazione statunitense, al Marocco non restò altra alternativa che riallacciare le relazioni con il Governo Rivoluzionario e tener fede al contratto.

Come ho segnalato all’inizio di questo scritto, Ben Bella fu rovesciato con un colpo di Stato il 19 giugno 1965. Otto giorni dopo – il 28 – lasciato da parte il linguaggio diplomatico, Fidel parlò come rivoluzionario. Criticò duramente quanto era successo e i suoi responsabili – Houari Boumedienne e Abdelaziz Bouteflika. Sottolineò “l’idealismo e la generosità di spirito” di Ben Bella, ringraziando in nome del suo popolo l’amico che “senza nulla da guadagnare – senza aspettarsi alcun beneficio materiale – era venuto a Cuba (nell’ottobre 1962) esponendosi all’ira imperialista in quei giorni amari”. Parlò, per la prima volta, dell’aiuto cubano – con armi e combattenti – all’Algeria nella cosiddetta Guerra del Deserto dell’ottobre 1963. “Noi – disse Fidel – un piccolo paese minacciato spietatamente dagli imperialisti, abbiamo inviato alcune delle nostre migliori armi al popolo algerino. Purtroppo è possibile, persino probabile, che queste armi che hanno lasciato le nostre spiagge in un momento di gloriosa e bella solidarietà per difendere la rivoluzione algerina e il suo popolo, possano essere state usate ora, in questo momento di vergogna, in questo atto fratricida, contro il governo ed il popolo d’Algeria”.

Naturalmente le parole di Fidel non piacquero ai golpisti. Il loro leader, Boumedienne, fece chiudere l’ufficio di Prensa Latina ad Algeri e l’ambasciatore algerino a Cuba lasciò l’Avana, e così si raffreddarono notevolmente le relazioni tra i due paesi. Solo a fine anni ’60 si verificò un miglioramento delle stesse. Attualmente queste sono buone, anche se non come quando l’Algeria era governata dall’appena scomparso Ben Bella, un uomo sincero che arrivò a dire: “Se è necessario, sono disposto a sacrificarmi per Cuba. Se si schiaccia o si strangola la Rivoluzione cubana, questo sarebbe causa di disperazione perché significherebbe che in questo mondo non vi è posto per la giustizia, per la dignità”.

Fortunatamente, 53 anni dopo essere nata, la Rivoluzione cubana continua a vivere, gode di buona salute e, se la giustizia e la dignità esistono nel mondo, non vi è dubbio che una buona parte di esse abiti nell’Isola irredenta che tanto Ben Bella ammirò.

Note:

1) Giornalista argentino nato il 31 maggio 1929. All’inizio del 1958 venne a Cuba per scrivere della lotta dell’Esercito Ribelle contro Batista. Intervistò Fidel e il Che e trasmise per radio, dalla Sierra Maestra, cronache e reportage. Nel corso della sua permanenza con i guerriglieri cubani, Masetti sviluppò una profonda ammirazione per la causa e stabilì una profonda amicizia con Ernesto Che Guevara. Finita la guerra, all’Avana, il Guerrigliero Eroico propose a Masetti di fondare e dirigere l’agenzia di stampa cubana Prensa Latina. Più tardi, all’inizio del 1961, egli iniziò a lavorare per il servizio di intelligence di Cuba. Masetti fu scelto per guidare la guerriglia in Argentina; andò in Algeria dove, insieme ad altri suoi compagni, ricevette un addestramento militare. L’Algeria gli fornì passaporti diplomatici per andare prima in Brasile, come membri di una delegazione commerciale algerina, e poi in Bolivia. Essi pensavano di iniziare la guerriglia nella provincia di Salta, limitrofa a questo paese. Morì nel tentativo l’8 settembre 1964.

2) Attualmente Cuba fornisce servizi medici a 66 paesi, con circa 39.000 collaboratori di cui 15.000 medici. Da allora ad oggi, grazie alla generosità dell’internazionalismo cubano, sono oltre 135.000 i lavoratori della sanità che hanno fornito il loro aiuto a 108 nazioni; salvato oltre 4 milioni di vite, realizzato più di 6 milioni di interventi chirurgici e vaccinato quasi 11 milioni e mezzo di bambini e donne incinte.


 Diante das eleccións vascas

Eleccións, democracia e Lei de Partidos

(Traducido al galego y publicado por el Partido Comunista do Povo Galego)

 

  Aproxímase o día das eleccións na Comunidade Autónoma Vasca —CAV—, e a campaña electoral –á oficial refírome, que a outra levámola soportando desde fai catro anos- segue o seu curso. Máis unha vez, no contexto do estado, un importante sector da sociedade vasca ficou excluído do concurso electoral. Sabemos que, por mor da alevosa aplicación da Lei de Partidos, as listas da chamada Esquerda Abertzale volveron a ser ilegalizadas; un bo exemplo de como a anormal situación política do Estado español estase facendo perigosamente normal, por aceptada e repetida. O argumento utilizado polo tribunal Supremo e o Tribunal Constitucional para satisfacer o desexo da Fiscalía do Estado foi, como vén sendo habitual, que os ilegalizados pertencen á armazón de ETA, así como que non condenan a violencia. Se non fose pola gravidade do caso, as probas achegadas polos ilegalizadores de vez serían motivo de estrenduosa gargallada. Cando a liberdade de expresión non se respecta, fundamentalmente desde as altas esferas do Estado, mal podemos chamar democrático ao sistema que nos rexe. A liberdade de expresión non consiste soamente en expresar o que se desexe sen necesidade de recibir premio ou sanción algunha polo expresado. A liberdade de expresión tamén implica que se un individuo ou unha formación política deciden permanecer en silencio, poidan facelo igualmente sen ser represaliados xa que logo. A utilización da non condenada, como arma esgrimida para vulnerar os dereitos políticos e civís a unha cifra nada desdeñable de habitantes, é especialmente grave; máxime cando os creadores e sustentadores da Lei de Partidos tampouco condenaron afíns exercicios violentos. Éstoume referindo ao PP, que nunca condenou a brutal violencia franquista, e ao PSOE, que tampouco condenou os asasinatos do GAL, as torturas practicadas en cuarteis e comisarías nos seus 18 anos de goberno… Convén lembrar que, aos pesares de que o Goberno español teima en facernos crer que vivimos nun estado de dereito, o poder político e o poder xudicial camiñan xuntos, collidos da man. Existen infinidade de exemplos que avalan esta crenza, mais, para non extenderme demasiado, exporei só un deles: O actual Consello Xeral do Poder Xudicial —CGPJ— se elixiu desta significativa e vergoñenta maneira: dos vinte membros que o compoñen, o PSOE elixiu a nove; o PP a outros nove; correspondendo a elección dos outros dous membros ao PNV e a CiU. Tiren vostedes mesmos as súas propias conclusións. Dicía ao principio desta nota que a campaña electoral segue o seu curso. Non parece ter importado demasiado ao resto dos participantes que unha formación política —nas anteriores eleccións o sector ilegalizado obtivo nove escanos no parlamento de Gasteiz— sexa excluída, posto que, coma se nada pasase, aqueles seguen inmersos na carreira electoral. O curioso do caso é que a maioría dos partidos políticos que participan nas eleccións están en desacordo coa Lei de Partidos; ou polo menos iso é o que din. Mais, din o que pensan?, din a verdade? É obvio que non. Se fosen sinceros a súa nefasta actitude sería outra moi distinta. Unha boa maneira de demostrar o seu desacordo coa citada lei sería retirar as súas propias candidaturas, non participar nuns comicios que, disque, consideran antidemocráticos. Este feito poría en evidencia aos acérrimos defensores da “democracia española”, formando, talvez, tremendo revolico a nivel nacional e incluso internacional –estariamos falando da retirada de máis do 50% da última representación parlamentaria da CAV; e xa a ONU, por boca do seu relator especial pola promoción dos dereitos Humanos, Martin Scheinin, criticou a Lei de Partidos, ademais doutros escuros aspectos-. Mais nesa dirección non moven, non moverán nin un só dedo. Por que tanta parálise solidaria? Por que tanto “deixar facer” aos censores por parte dos que se “opoñen” á Lei de Partidos? A resposta a estas preguntas é moi sinxela. Os partidos políticos son empresas privadas altamente subvencionadas -segundo os resultados electorais- co diñeiro do Estado. Xa que logo, reconvertidos en xerentes, os seus dirixentes o único que procuran é a rendibilidade económica das súas empresas. Non importa se para iso teñen que recorrer á prostitución ideolóxica —a cerebral é a máis carente de ética e recorrida—. Ávidos e necesitados de diñeiro, non desexan, non poden desaparecer da vida parlamentaria; son demasiados os “demócratas” que se alimentan, que viven do conto. Hipócrita actitude, sen dúbida, a destes profesionais da liberdade. E a hipocrisía non serve para combater á inxusta Lei de Partidos… nin ao fascismo cada vez máis presente e consentido. Ninguén se leve as mans á cabeza. Cando Franco desapareceu fisicamente, aquel histórico momento non foi subscrito coa ruptura democrática que demandaba o povo; e hoxe, tantos anos despois, as raíces máis profundas da “democracia española” seguen firmemente enraizadas no substrato franquista.


A de 1978, unha Constitución monárquica e imposta

 

(Traducido al galego y publicado por la Comisión pola Recuperación da Memoria Histórica da Coruña)

 

Todos os partidos políticos que pasaron polo goberno español tras a morte de Franco -UCD, PSOE e PP- acalaron e tratan de acalar as voces discrepantes utilizando como arma disuasoria e represora á Constitución de 1978. E fixérono esgrimíndoa coma se dunha obra mestra tratásese, da que, por “perfecta”, nin unha soa coma débese cambiar. En realidade si se cambiou algunha vez, un par delas concretamente -en 1992 para adecuar a estrutura xudicial española á UE (art. 13.2), e en 2011 para fixar o teito de gasto (art. 135). Por suposto que Juan Carlos de Borbón, o Xefe do Estado preparado e imposto por Franco para deixar todo “atado e ben atado”, segue gozando de privilexiada protección no seo da citada Carta Magna.

A Constitución monárquica que tanto defenden os principais grupos políticos do Estado español é froito dunha “ruptura pactada” co franquismo, e non dunha “ruptura democrática” con este, que é o que se demandaba masivamente na rúa. As estruturas do franquismo seguen intactas, de modo que a “Transición” que tanto nomean nunca existiu. E aínda teñen o cinismo de chamala modélica! Que non nos veñan con contos! Entre 1976 e 1980 a policía, a Garda Civil e a extrema dereita asasinaron impunemente a máis de cen persoas, e miles de detidos foron salvaxemente torturados.

A poboación foi totalmente ninguneada, xa que a redacción do texto constitucional foi realizada ás súas costas. Elaborado de forma case clandestina, o primeiro coñecemento que tivo a cidadanía achega do mesmo foi a través dunha filtración á revista “Cadernos para o diálogo”, que publicou o borrador e montou unha boa bula.

A autoría da Carta Magna atribúeselle a Gabriel Cisneros, José Pedro Pérez Llorca e Miguel Ferreiro pola UCD -franquista-; Gregorio Peces Barba por un PSOE de ideoloxía decadente, que renunciou ao marxismo -o 8 de abril de 1978- e dedicouse -e dedícase- a ocupar a mellor “posición” posible a base do que faga falta para conseguilo; Manuel Fraga Iribarne por AP -ministro de Información e Turismo con Franco entre 1962 e 1969, e ministro da Gobernación en 1976; responsable de numerosos asasinatos durante a ostentación deste último cargo-; Miguel Roca por CIU -de dereitas-; e Jordi Solé Tura por un PCE que para poder acceder á legalidade -o 9 de abril de 1977- houbo de claudicar e pasar a enarborar nos seus mitins a bandeira de Franco e dos Borbóns, recoñecer oficialmente a unidade de España, asinar a Lei da Reforma Política -18 de novembro de 1976- e os Pactos da Moncloa -25 de outubro de 1977-, que supuxo un notable retroceso nas conquistas obreiras conseguidas con moito esforzo e dor durante tantos anos de loita. E todas esas inaceptables concesións foron realizadas, segundo Santiago Carrillo -secretario xeral, por aquel entón-, “polo perigo que se cerne sobre a democracia”. Case trinta anos necesitou o PCE para por fin desvincularse oficialmente da Constitución de 1978, argumentando o incumprimento de todos os títulos e artigos de dereitos sociais, económicos, ambientais, e o recorte das liberdades políticas.

Este sete “virís” individuos foron, pois, os que oficialmente frustraron a demandada ruptura democrática co franquismo, e daquela negación naceu a Constitución que tan orgullosamente exhiben hoxe os paladines da “democracia española”. Estes “sete magníficos” son os pais da “criatura” que, no trinta e cinco anos que agora cumpre, practicamente nunca experimentou cambio de “peiteado” nin de “vestido” porque, segundo pretenden facernos crer, xa é o suficientemente atractiva; e dino a pesar de que a súa chegada ao mundo foi de maneira provisional.

A Constitución non é allea, tampouco, ao parlamento xurdido tras as eleccións nada democráticas do 15 de xuño de 1977.

Por outra banda, convén lembrar que o goberno non permitiu facer campaña aos partidarios do non e da abstención. A participación no referendo foi só do 66,96%, iso a nivel de todo o Estado, onde a maioría votou “si”. Na Comunidade Autónoma Vasca só o 30% dos censados votou a favor, e o outro 70% decantouse polo non e a abstención, que superou o 55%.

Outro dato moi significativo é que, en 1978, a maioría de idade estaba situada nos vinte e un anos, o cal quere dicir que todos os que participaron no referendo agora teñen máis de 50 anos; motivo máis que suficiente para que o texto constitucional fose xa sometido a máis dun posible cambio.

É curioso como as mesmas persoas que esgrimen a Constitución para negar demandas irrenunciables de amplos sectores da sociedade -o dereito á autodeterminación, por exemplo-, fan caso omiso a esixencias elementais rexistradas na Carta Magna, como son o dereito ao traballo e á vivenda digna -artigos 35 e 47 respectivamente.

Cada 6 de decembro, as “virtudes” da Constitución española son resaltadas polos “demócratas de toda a vida” do Reino de España -tremendo paradoxo: democracia e monarquía nunca poderán ir xuntas colleitas da man-, pero o certo é que o groso da ninguneada poboación non ten nada que celebrar na citada data.


La ONX, una ferramienta de dominación imperialista

 

(Traducido y publicado por Diariu Aruelu)

 

Va unos díes —el 31 de mayu pasáu—, lo que fuera rellativu motivu d´allegría convirtióse en catástrofe humana. El Gobiernu israelín decidió que nadie “burllara” el so xenocida ya illegal bloquéu contra´l pueblu palestín, que nadie “metiera les ñarices” pa solliviar el dolor de los habitantes del campu de concentración que gracies a ellos güei ye la Franxa de Gaza, y llanzóse, n`agües internacionales, al ataque d`una flotilla cargada d`ayuda humanitaria. El resultáu foi de cerca de venti activistes desarmaos muertos y numberosos mancaos. Tamien hubo gran cantidá de deteníos —yá liberaos, sacantes cuatro— y, poques gracies, los israelinos usurparon la mercancía pa que nun llegara a manos palestines.

Terrible “fazaña” la del criminal Gobiernu de Netanyau. Metanto, la llamada “comunidá internacional”, siempre tan insensible al dolor de los desposeíos condena, pero nun mueve un solu deu por qu´esta seya efectiva, volvió dar sobraes amueles de que la so “internacionalidá” llendase a un puñau de privilexaos y saquiadores países.

Una vegada más y de la manera más hipócrita y estéril posible, la ONX condergó l´agesión d´Israel, y anuncia que va abrir una investigación pa esclariar los fechos, pero nun aprobó sanción ninguna contra los agresores. Ya se sabe, Estaos Xuníos ye unu de los cinco países del Conseyu de Seguridá que tien l`antidemocráticu derechu a vetu, y, obviamente, nunca va dexar que`l so protexíu aliáu reciba castigu dalgunu. Ello ye, que`l Gobernu yanqui yá vetó más de trenta resoluciones contra Israel. Y ye que los xenocides sionistes gocien d´una impunidá tan increíble como insultante, dientro d`una organización que ta a años lluz tocantes a democratización del so funcionamientu referirse, según a la consecución de los sos oxetivos polos que, al paecer, empezó la so andadura.

La ONX, que reemplazó a la Sociedá de Naciones, foi fundada por 51 países el 24 d`ochobre de 1945 en San Francisco, California. Supuestamente, nació pa facilitar la cooperación n`asuntos del Derechu internacional, la paz y la seguridá internacional, el desarrollu económicu y social, los asuntos humanitarios y los derechos humanos, pero, como señalé unes llinies más arriba, el so diariu llabor falta enforma d“avera-y a los mentaos oxetivos. Amás, a pesar del tiempu trescurríu —64 años dende la so fundación— y del cambéu tan urxente como fondu que demanda l`actual situación mundial, —güei la Organización ta conformada por 192 países— la ONX sigue prácticamente cola mesma estructura y el mesmu antidemocráticu funcionamientu.

¿Por qué tanta negación por parte de los de siempre a un cambéu tan necesariu? ¿Pa qué sirve anguaño la ONX? ¿Quién realmente la dirixe? Sabemos qu`Estaos Xunios valse descaradamente de la organización internacional. Y failo pa llevar a cabu los sos oxetivos de política esterior, utilizándola como preséu d`intervención ya inxerencia en tol mundu. En pro de los sos intereses, los imperialistes arreyen a la ONX en conflictos internos de dellos Estaos “disidentes”, pente medies de les seudodoctrines llamaes “diplomacia preventiva” y “intervención humanitaria”. D`esa manera, los “amistosos” Cascos azules inspeccionen y controlen elecciones, entamen, establecen y reemplacen gobiernos y crean o entrenen cuerpos de policíes y exércitos llocales.

La ONX, cuantimás el so Conseyu de Seguridá, convirtióse en preséu habitual del hexemonismu d`Estaos Xuníos, el qu`exerció`l so antidemocráticu derechu a vetu, oportunu, n`infinidá, d`ocasiones.

Per otra parte, el fechu de que la see de la Organización tea allugada en Nueva York supunxo qu`Estaos Xuníos ingresara miles de millones de dólares de los gastos que se ven obligaos a realizar la Secretaría de la ONX y el conxuntu de les sos axencies y organismos, amás de los diplomáticos de tol mundu. Estaos Xunios, tamién, cuenta col privilexu de ser l`únicu país pal que s`estableció una llende máxima a la cuota que tien de pagar al presupuestu de la Organización. Por si esto fuera poco, el gobiernu imperialista incurrió nuna enllargada mora nel pagu del so amenorgáu aporte financieru.

Llueñe de perder los sos derechos nel senu de la Organización por esti impagu, que ye lo que demanda la Carta de San Francisco nestos casos, la ONX axustó col so mayor deldor. Estaos Xuníos pagó una parte de lo que debía, y la ONX rebaxó l`importe de la so yá amenorgada cuota, comprometiéndose amás a realizar cambeos na so xestión administrativa que favorezan, más tovía, al chantaxista gobernu norteamericanu. Ricardo Alarcón definió esti fechu como “un arreglu que más bien ilustra la vergonzosa rendición del mundu énte l`arrogancia del imperiu”.

Nun son pocos los países que pidieron repitíes veces cambeos fondos en Naciones Xuníes, pa qu`esta seya realmente una organización que, en verdá, represente por igual a tolos países miembros. Pero les voces crítiques siempres son acallantaes o desoyíes; basta un solu votu en contra, de los que tienen derechu a vetu, pa que cualquier intentu de reforma seya humildantemente anuláu.

Nun ye aceptable que la tiranía cola que se desendolca la ONX condicione la vida de la inmensa mayoría de población mundial. Ye dafechu inalmisible que cinco países —entre ellos Estaos Xuníos, que ye`l que más utiliza la fascista herramienta de recurrir al vetu— puedan faer de menos les decisiones tomaes polos otros 187 países.

Dende tou puntu de vista, el bloquéu qu`Israel impon pola fuercia a la Franxa de Gaza ye dafechu condergable. Pero ye que, amás, según los trataos de 1948 y 1949, suscritos tamién pol Gobiernu de los Estaos Xuníos, el bloquéu d`alimentos y melecines, entá en tiempos de guerra, ye delitu y tien de ser sancionáu. Lo mesmo asocede col criminal bloquéu yanqui a Cuba que dura yá tantos años. La última votación en Naciones Xuníes refundió la contundente resultancia de 187 países en contra del bloquéu; trés a favor; y dos astenciones. Vetada la voluntá de la inmensa mayoría de los países miembros pol mesmu bloquiador, el castigu a Cuba sigue vixente, y el que incumple les mesmes normes de la Organización nunca recibió sanción dalguna.

Nun hai la menor dulda, mientres la ONX nun seya radicalmente trasformada, o refundiada directamente al cubu de la basura pa crear una Organización nueva na que tolos países tengan voz y votu, y los revolvimientos adoptaos nun puedan ser vetaos polos poderosos, Palestina va siguir sufriendo la cobicia d`Israel, y el restu del mundu —sobremanera los países “disidentes” como Cuba— les peligroses truñaes d`un imperiu mancao y decadente: Estaos Xuníos.


Federació de Dones Cubanes, mig segle d’esplendorosa existéncia

23 agost 2010  

EN CELEBRAR-SE EL 50è. ANIVERSARI DE LA FMC (Federación de Mujeres Cubanas) el Casal d’Amistat Català-Cubà de Barcelona vol homenatjar dd’aquí estant a aquesta valuosa institució -que us convidem a visitar a través de la seva web de la revista MUJERES- amb la cita textual d’aquest article magnífic de Paco Azanza Telletxiki:

A la FMC en el seu 50 aniversari, a la dona cubana de tots els temps

Si alguna eina és imprescindible per fer una revolució, aquesta és precisament la unitat dels revolucionaris, sense ella és pràcticament impossible aconseguir objectiu tan complicat. A Cuba, el company Fidel va demostrar ser un mestre en la unificació de la base social. Liderant el Moviment Revolucionari 26 de Juliol, que ja de per si era una suma important, va aconseguir el suport també d’altres forces, com el Directori Revolucionari 13 març i el Partit Socialista Popular-comunista-. Però, com digués Martí a Carlos Balin, “la revolució no és el que s’inicia a la Manigua sinó el que es desenvolupa a la República, després de la presa del poder per part dels revolucionaris”. A partir del primer de gener de 1959, doncs, es requeria una unitat molt més sòlida i organitzada, que fos capaç de frenar les lògiques envestides de l’oligarquia nacional i estrangera en la seva lluita desesperada per recuperar els privilegis perduts, i, de passada, poder anar avançant en el radical canvi sociopolític que una revolució socialista exigeix si, com la cubana, és veritable.

Així, els Comitès de Defensa de la Revolució-CDR-, l’organització cubana que més militants registra-actualment més de 7.600.000-, van néixer el 28 de setembre de 1960; la joventut revolucionària es va unificar, el 4 d’abril de 1962, al voltant de la Unió de Joves Comunistes-UJC-, el 17 de maig de 1961 es va fundar l’Associació Nacional de Petits Pagesos-ANAP-, per representar els interessos socials i econòmics dels camperols; l’antiga Confederació de Treballadors de Cuba va canviar lleugerament de nom el 1961, i, amb gran impuls per afronta la nova etapa, va passar a anomenar-Central de Treballadors de Cuba-CTC-.

I  no m’oblido de les dones. Aquestes, que durant el període insurreccional ja van jugar un paper molt important, van cobrar nova empenta i van passar a ser, amb dret propi, peça imprescindible en el procés revolucionari que llavors s’iniciava.

El 23 d’agost de 1960, avui fa cinquanta anys i fruit de la fusió de la Unitat Femenina Revolucionària, la Columna Agrària, les Brigades Femenines Revolucionàries, els Grups de Dones Humanistes i la Germandat de Mares, entre altres organitzacions ja existents abans del triomf , es va fundar la Federació de Dones Cubanes -FMC-. Totes les organitzacions de masses esmentades van néixer amb un clar i idèntic objectiu: desenvolupar i defensar la Revolució des de cada una de les seves “trinxeres”, o el que és exactament el mateix: desenvolupar i defensar els interessos de la immensa majoria de la població cubana .

Com es podia esperar, els ianquis no van trigar molt de temps a començar a agredir la Revolució; ho van fer pràcticament des del mateix primer de gener de 1959, i fins i tot abans. Era especialment necessària, doncs, la unitat que ja he comentat a l’inici d’aquestes línies. A la cloenda de l’acte constitutiu de la FMC, Fidel expressar que “per això és bo organitzar i per això és bo unir i per això és bo preparar a lluitar, per això aquest pas que han donat les dones cubanes és una victòria més del nostre poble. Aquesta unificació de tots els sectors femenins de la Revolució és construir una força, una força entusiasta, una força nombrosa, una força gran i una força decisiva per a la nostra Revolució “.

La Federació, que a causa del immens carisma aconseguit per mitjà dels anys i sense més afegitons així se l’anomena, és una organització de masses que desenvolupa polítiques i programes destinats a aconseguir el ple exercici de la igualtat de la dona en tots els àmbits i nivells de la societat. La seva aportació sistemàtic a la formació i el benestar de les noves generacions és una de les seves nombroses virtuts. El gener de 1959 a Cuba només treballaven 194.000 dones-el 12% de la força laboral-. Actualment, el 46% de la força de treball a l’illa és representada per elles 1.700.000, aproximadament-, ocupant de manera eficient el 66% dels càrrecs professionals i tècnics. Dels 614 parlamentaris que conformen l’actual Assemblea Nacional del Poder Popular, 265 són dones-el 43,16% -. Pel que fa als integrants de les actuals Assemblees Municipals del Poder Popular es refereix, les dones ocupen 5.046 delegacions de les 15.093 existents-el 33,4%.

D’afiliació voluntària, actualment la Federació, que celebra els seus congressos cada cinc anys, compta amb una militància de més de 4.000.000; totes elles per sobre dels 14 anys d’edat, ja que aquest és l’únic requisit que s’exigeix per al ingrés.  El 13 de setembre de 1966, en la clausura de la V Plenària Nacional de FMC, Fidel va dir que “si a nosaltres ens preguntessin què és el més revolucionari que està fent la Revolució és pràcticament això, la revolució que està tenint lloc a les dones del nostre país. Si ens preguntessin quines són les coses que més ens han ensenyat a la Revolució, respondríem que una de les lliçons més interessants que els revolucionaris estem rebent a la Revolució és la lliçó que ens estan donant les dones “.

I el 8 de març de 1997, en carta escrita a les dones cubanes, el Comandant en Cap va expressar: […] “sense la dona, l’obra ingent de la Revolució no hauria estat possible. Al llarg d’aquests anys difícils, no hi ha hagut tasca econòmica, social i política, no hi ha hagut èxit científic, cultural i esportiu, no hi ha hagut aportació a la defensa del nostre sòl i de la sobirania de la pàtria, que no hagi comptat amb la presència invariablement entusiasta i patriòtica de la dona cubana. Ningú com ella ha fet els grans sacrificis en el període especial que estem encara vivint, ni s’ha costerut tant fins a convertir en gesta l’esforç quotidià”.De 1868 -any en què realment va començar a gestar-se l’actual Revolució- a aquesta part, la llista d’admirables dones que Cuba ha vist néixer o ha allotjat en el seu si és impressionant. M’estic acordant ara mateix de Mariana Grajales i Lucía Iñiguez Landín -mares dels Maceo i de Calixto García respectivament-, de Bernarda Toro-dona de Máximo Gómez i germana i mare de mambises-, Maria Cabrales -dona d’Antonio Maceo-, Mercedes Serveixen i Adela Azcuy -comandant i capitana de l’Exèrcit Libertador respectivament-, Ana Betancourt, Isabel Rubio i un llarg etcètera de valuoses dones que durant la Guerra dels Deu Anys (1868-1878) i la Guerra Necessària (1895-1898) mai van dubtar a abandonar, sense demanar res a canvi, les comoditats de la llar i la seguretat familiar per endinsar-se en les Manigües amb el legítim objectiu de redimir a la pàtria. Més proper als nostres temps, m’estic recordant ara mateix també de Celia Sánchez Manduley, de Haydée Santamaría Cuadrado, Clodomira Acosta Ferrals, Lidia Doce Sánchez i, per descomptat, de la santiaguera Vilma Espín Guillois, presidenta de la FMC en tota la seva història.

Per la seva ingent aportació a la revolució social de Cuba i especialment a l’alliberament de la dona, la FMC dedica el seu aniversari 50 a les heroïnes Déborah, Norma i Yeyé, noms clandestins de les esmentades Vilma, Celia i Haydée respectivament. 

Òbviament, són moltes les dones exemplars que ja no estan físicament entre nosaltres. Però en realitat totes segueixen estant vives, molt vives en el record perdurable de la població revolucionària, i més intensament, si és possible, al cor de cada dona cubana. 


50 anos do bloqueIo estadunidense contra Cuba

 

(Traducido y publicado por TeleSur)

 

Acaba de se cumprir meio século do ilegal e genocida bloqueio norte-americano contra Cuba; cinquenta anos de forma oficial, porque na prática, o bloqueio nasceu praticamente com o triunfo da Revolução, no dia primeiro de janeiro de 1959. O motivo disso não foi outro senão causar fome e desepero à população revolucionária e, dessa forma cruel, atacá-la com a vontade perversa de destruí-la. Documentos desclassificados em 1991 certificam isso: “Não existe uma oposição política efetiva em Cuba; portanto o único meio possível que temos hoje para diminuir o apoio interno à Revolução, é através da desilusão e desânimo, baseados na insatisfação e nas dificuldades econômicas. Deve ser utilizado prontamente qualquer meio possível para debilitar a vida econômica de Cuba. Negar dinheiro e investimentos à Cuba para diminuir os salários reais e monetários, com a finalidade de causar fome, desespero e a queda do governo”.

Essas palavras foram ditas no dia 6 de abril de 1960 pelo então Secretário de Estado Adjunto para Assuntos Interamericanos, Lester Dewitt Mallory, durante uma reunião dirigida pelo presidente dos Estados Unidos, Dwight Eisenhower. Este senhor cumpriu as recomendações ao pé da letra. No dia 6 de julho de 1960 reduziu a cota de importação do açúcar cubano. No dia 30 de outubro do mesmo ano proibiu todas as exportações a Cuba, exceto alimentos e remédios. E finalmente no dia 16 de dezembro, também em 1960, reduziu a zero a importação de açúcar cubano. Enquanto isso, e assessorado pela CIA, em sua mente desenvolvia os planos da invasão mercenária de Playa Larga e Playa Girón. O presidente que o substituiu, John F. Kennedy, se encarregou de continuar com os planos do seu predecesor, realizando ainda que sem sucesso, a invasão no dia 17 de abril de 1961, e ordenando o bloqueio total da Ilha em fevereiro de 1962.

Condenado na ONU por 186 países e defendido por apenas 2, Estados Unidos e Israel, o bloqueio econômico, comercial e financeiro continua vigente até hoje depois de ter endurecido a limites inesperados pelas diferentes administrações. Em 1992, com um George H. Bush já decadente, foi aprovada a Lei Torricelly, para oficializar a democracia em Cuba. Willian Clinton chegou a afirmar que o bloqueio é “um bobo e falido ato de protecionismo” e em pleno período especial, em 1996, lançou a Lei Hemls-Burton para a Liberdade e Solidariedade Democrática Cubana, com efeitos extraordinários. Não importou que Lawrence Wikerson, Chefe de Despacho (2002-2005) do Ex-secretário de Estado, Colin Powell, falasse que “o embargo é um fracasso total com um grade prejuízo para o povo de Cuba e dos Estados Unidos”, no dia 30 de junho de 2004, George W. Bush pôs em prática novas medidas restritivas à Ilha. Com Obama não tem sido diferente. Em 2004, sendo Senador pelo Estado de Illinois disse que devia “terminar o embargo contra Cuba”, mas, apesar de todo o mundo pedir o fim do embargo, este não termina, como demonstra as recentes palavras da porta-voz do Departamento de Estado Norte-Americano, Victória Nuland: “Nossa política em relação a Cuba permanece a mesma”.

Levando em conta a depreciação internacional do dólar em relação ao ouro entre 1961 e 2010, o bloqueio, que além de tudo fere os direitos constitucionais do povo estadunidense, custou a Cuba 975 bilhões de dólares. Não importa o que realmente seja o número mencionado. Hipócrita e cínica como é, a atual vice-presidenta imperialista, Hillary Clinton, chegou a dizer que o governo cubano não quer que o bloqueio termine, porque ele serve de desculpa para justificar os problemas da Revolução. Se suas palavras fossem verdade, porque nenhuma das administrações norte-americanas não termiram com ele?


Mais de 180 países expressaram seu rechaço ao

bloqueio estadunidense contra Cuba

 

(Traducido y publicado por el Partido Comunista Brasileiro)

Próxima quarta, dia 28 de outubro, e quase comabsoluta certeza, a imensa maioria dos países membros da ONU sepronunciará pelo décimo oitavo ano consecutivo pela anulação do bloqueioque o governo estadunidense mantém contra Cuba.O bloqueio é ilegal de acordo com os preceitos da Convenção de Viena,inclusive entre países em guerra, e invicta durante tanto tempo a decisão deresistir por parte do bloqueados, que sua anacrônica aplicação unicamenteobedece ao sentimento de ódio e vingança que o governo imperialistaprofessa para o povo livre e soberano que, há mais de cinqüenta anos decidiutomar as rédeas de seu próprio destino.

Concebido desde quase o triunfo da Revolução, seu primeiro objetivo eracausar fome e sofrimento à população cubana, para que esta reagisse contraseu próprio governo e, desesperada, pedisse ajuda justamente aos seuscarrascos; como se os revolucionários da ilha fossem tolos e desconhecessema verdadeira procedência dos males que desumanamente lhes golpearamdurante todos esses anos.

Despojados de seus privilégios em terra alheia, os imperialistas ianquespensaram que, como nos ridículos filmes Hollywoodianos, ainda poderiamescrever um novo roteiro que lhes permitisse materializar suas ambiçõesparasitas. Mas se equivocaram, porque Cuba já havia decidido revolucionarseu sistema sociopolítico podre, existente até 1959, e a valente decisão não foicapricho temporal de um punhado de loucos, senão a legítima e acertadadeterminação de todo um povo.

Passado um tempo, os imperialistas se deram conta de que com o bloqueiocausava dano infinito ao rebelde povo cubano, mas também chegaram àconclusão de que, por inumana que fosse, sua obcecada política jamaisserviria para rendê-lo. Em todo caso, longe de anulá-lo, decidiram mantê-lo eendurecê-lo até limites insuspeitados. Bill Clinton, por exemplo, chegou aafirmar que o bloqueio é “um tolo e falido ato de proxenetismo”, mas não oeliminou, pelo contrário, em1996 assinou a Lei Helms-Burton. LawrenceWilkerson, que foi chefe de Gabinete (2002 – 2005) do ex-secretário de Estado,Colin Powell, expressou que “o embargo é um fracasso total a um grandecusto para o povo de Cuba e o povo dos Estados Unidos”. E o próprio Obama,quando era Senador por Illinois, em 2004, opinou que se devia “acabar oembargo contra Cuba” porque “havia fracassado absolutamente”. Hoje emdia, porém, o duro castigo que há cinco décadas ainda mantêm contraCuba, não pode ser por acharem que ainda possam “recuperá-la”, mas simaos sentimentos de ódio e vingança já mencionados mais acima, de umimpério que, decadente, se sente humilhado e ferido por não haver podidodobrar o pequeno país que durante quase sessenta anos e sempre medianteo uso da força, manteve a seus pés.

Este heróico povo com seu admirável comportamento foi, e é, exemplo vivopara os povos oprimidos, não só na América, mas de todo o mundo.Grandíssimo “pecado” que um império tão daninho e orgulhoso jamaispoderá “perdoar”. Diante da inutilidade de esperar um “indulto” por parte depessoas tão depreciáveis, o povo cubano sabe que somente cabe continuarcom a luta, aumentado-a na medida do possível. E a populaçãorevolucionária conhece muito bem as palavras que Antonio Maceo – até hojevigentes – escreveu em 14 de julho de 1896: “A liberdade se conquista com ofio do machete, não se pede: mendigar direitos é próprio de covardesincapazes de exercitá-los. Tampouco espero nada dos (norte) americanos:tudo devemos confiar a nossos esforços; melhor é subir ou cair sem ajuda quecontrair dívidas de gratidão com um vizinho tão poderoso”.

Cuba não está só em seu empenho, ainda que nem todos os apoios quereceba possam ser considerados provenientes de governos amigos, será vistoclaramente no próximo dia 28. Cuba nunca estará só em sua reivindicaçãopor justiça, por infinitas razões, mas fundamentalmente por duas delas: ashumildes sementes de sua política internacionalista, hoje, são plantas vigorosassolidamente enraizadas em numerosos países do mundo; e a segunda razão –associada de alguma maneira à primeira – é que a defesa de Cubarevolucionária é imprescindível para qualquer povo desejoso e necessitado deemancipação, e desgraçadamente são tantos os ultrajados e oprimidos!O bloqueio genocida privou Cuba de mais de 96 bilhões de dólares em todosesses anos, cifra que chegaria a 236.221 bilhões, se o cálculo fosse realizadocom os valores atuais do dólar; e se acrescentarmos os gastos gerados pelosinumeráveis atos de terrorismo perpetrados pela contra-revolução e a invasãomercenária de Playa Girón estaríamos nos referindo a mais de 300 bilhões dedólares. Um montante econômico muito importante que, bem gerenciado,podia ter evitado o enorme sofrimento causado por dez presidentes ianquesaos habitantes da ilha irredenta. A questão agora é se Obama se somará àsinistra lista ao fim de seu mandato, ou será durante o mesmo – ou os mesmos –que finalmente rompa com o estúpido costume. Por enquanto, apesar de suasuposta boa disposição e sob o ridículo argumento de trabalhar “no interessenacional dos Estados Unidos”, o passado 11 de setembro renovou as sanções.Aos que de maneira intencional tergiversam a realidade, culpando osocialismo cubano e sua Direção por males claramente provocados peloimpério, não lhes direi nada, nem sequer me incomodarei em mostrar-lhesdesprezo. Para os céticos sem malícia, que lamentavelmente ainda há emdemasia, fica aqui alguns exemplos ilustrativos que, na forma de grandesoutdoors e para todos aqueles que queiram lê-los, estão visíveis em diferenteslugares da ilha: Um dia de bloqueio equivale a 139 ônibus urbanos; umasemana, a 48 locomotivas; três semanas, aos materiais para terminar a rodovianacional de Cuba; cinco minutos, aos materiais docentes de um ano escolarem Cuba; duas horas, a todas as máquinas de braile que são necessárias emtoda a ilha; cinco horas de bloqueio equivalem aos dialisadores anuais para todos os pacientes; doze horas, a toda insulina anual necessária para os 60.000 pacientes de Cuba… E poderíamos continuar, já que a lista é interminável, masnão creio que seja necessário.

No próximo dia 28, mais de 180 países exigirão do império americano o fim dobloqueio contra Cuba. Consolidada tão importante demanda, para que estaseja realmente efetiva, talvez seja necessário exigir novos passos a seusrespectivos governos, se quiserem que a postura que neta quarta-feiraadotem seja crível.

A Carta Magna das nações Unidas não contempla nenhum direito a veto, jáque não menciona de jeito nenhum a regulação do Conselho de Segurança. Em todo caso, o que determina é a igualdade – sempre inexistente – de todasas nações e, além disso, proíbe o uso da força militar a não ser que esteja deacordo com o interesse de todos os países membros.xxxFaz-se urgente uma transformação radical da ONU; sua democratização éimprescindível, caso não queiramos que o desejo da maioria da organizaçãocaia na lata do lixo. Não devemos aceitar de nenhuma maneira que um sópaís possa oprimir a vontade de todos os demais. No ano passado, 185 paísesvotaram contra o bloqueio, e três, sendo que um deles com direito de veto,em favor de mantê-lo. Contudo, a de quarta-feira será uma vitória importantepara Cuba.


Uma exigência irrecusável: O Saara para os saarauis

(Traducido y publicado por el Partido Comunista do Brasil)

O Saara Ocidental volta a figurar nas manchetes mais importantes de quase todos os meios de comunicação. E não precisamente porque os colonos decidiram entregar o território ocupado a seus donos naturais —que deveria ser a notícias que deveriamos ter lido e escutado há muitos anos—. mas porque, mais uma vez, os governantes do reino do Marrocos voltaram a dar demonstrações fidedignas de desumanizada condição.

O massacre cometido pelas forças de repressão marroquinas em El Aaiún não pode ser entendido de outra maneira. Tampouco se entende outra maneira a indiferente e cúmplice atitude da chamada “comunidade internacional”, especialmente a do governo espanhol, que por seu passado colonial e sua cessão do território em disputa às autoridades marroquinas e mauritanas, em vez de devolve-lo aos saarauis, deveria ter jogado um papel mais consequente neste caso. Não obstante, de maneira fartamente vergonhosa, se absteve por completo.

Não é a primeira vez que adota atitude tão miserável. A Espanha tem um forte compromisso histórico adquirido com os saarauís que nunca foi cumprido, que nunca se esforçou em cumprir.

Felipe González chegou a pronunciar bem alto tal compromisso, antes de vencer as primeiras eleições, mas chegou ao poder e ele mesmo se encarregou de baixar a bandeira desfraldada, enterrando sua promessa solidária no subsolo do esquecimento.

Os que agora governam o Estado espanhol militam no mesmo partido que González. Não direi mais nada sobre este personagem sinistro. Basta dizer que, de diferentes maneiras, é hoje em dia um privilegiado no Reino de Marrocos.

O que vou escrever a seguida não é nada novo, já que são fatos muito conhecidos da história, mas que convém recordar, embora muito brevemente, porque parece que a mais de um ano se esquece e a memória histórica segue sendo uma das melhores armas dos oprimidos.

A Frente Popular para a Libertação de Saguia de Hamra e Rio de Ouro —Frente POLISARIO—, foi fundada em 10 de maio de 1973 por El Uali Mustafá Sabed e outros companheiros. Como pela via pacífica era impensável recuperar o que tinha se perdido, dez dias depois o Exército Popular de Libertação Saarauí iniciou sua atividade armada e, em 27 de fevereiro de 1976, após três anos de iniciada a guerra de guerrilha contra o colonialismo espanhol, foi criada a República Árabe Saarauí Democrática —RASD—.

Os soldados espanhois se retiraram de El Aaiún em 8 de janeiro de 1976, mas não embarcaram no rumo da Espanha até um dia antes daquele fato histórico. Fizeram isso entregando de bandeja o território saarauí a Marrocos e a Mauritânia.

Deste modo, as legítimas aspirações do povo saarauí de alcançar a autodeterminação e a independência foram cortadas.

Previamente, o Marrocos havia ocupado militarmente a capital do Saara Ocidental —reprimindo e massacrando a população saarauí, espoliando seus recursos e assentando milhares de colonos— e o chamado “acordo tripartite” já havia sido assinado. Este acordo — ilegal, segundo o direito internacional — se materializou em 14 de novembro de 1975, sendo assinado pelo governo espanhol, pelo reino do Marrocos e o governo da república árabe da Mauritânia.

Os tais “Acordos de Madri”, como também foram chamados, não só deixaram de lado o direito de autodeterminação do povo saarauí, como repartiu, como dito antes, o território do Saara Ocidental entre Marrocos e Mauritânia.

Devido à resistência política e militar liderada pela Frente POLISARIO, em agosto de 1979 o governo mauritano assinou um tratado de paz com as autoridades da RASD. A parte do território que a Mauritânia ocupava foi anexada pelo Marrocos, que a partir daquele momento começou a gozar do cada vez maior apoio dos Estados Unidos e da França.

A solução ao problema do Saara Ocidental passa inevitavelmente pela sua descolonização, e para isso deve celebrar um referendo de autodeterminação, com o propósito legítimo de que o povo saarauí decida livremente seu futuro.

Este caminho foi apoiado pela ONU, pelo Tribunal Internacional de Justiça, a organização de estados africanos (OUA) e o Movimento de Países Não-Alinhados, um maneira clara e contundente de desaprovar as pretensões anexionistas de Marrocos.

Lamentavelmente, foram precisos quinze anos de guerra para que, em 1991 e com a proposta da ONU e da OUA, fosse elaborado um plano de paz que foi aceito tanto pelo reino de Marrocos como a Frente POLISARIO.

O objetivo final era precisamente a celebração de um referendo de autodeterminação. Deve ser esclarecido que a parte saarauí cumpriu com todos os seus compromissos, em relação à execução do referido plano.

Marrocos, porém, sempre deu de ombros à realização de seus deveres, inclusive com seus compromissos assumidos mais adiante, nos “Acordos de Houston”. Estes acordos, assinados em setembro de 1997 e ajustados ao tomado pela ONU desde 1991, contemplavam a celebração do já mencionado referendo de autodeterminação, em 1998, sobre a base de um censo de 80 mil eleitores.

De maneira interessada e injustificada, por responsabilidade de Marrocos, o acordo foi postergado em várias ocasiões.

Os argumentos inaceitáveis da monarquia alauíta para não dar início aos passos que havia se comprometido a dar se sucederam uns aos outros.

Com certa complacência por parte da ONU e seu Conselho de Segurança, o Marrocos procurou dilatar o processo com a ardilosa intenção de que milhares de cidadãos marroquinos fossem inscritos oficialmente como saarauís para, com seus votos, obter um triunfo no referendo. No entanto, nem assim se atreveram a encará-lo, Hoje em dia o Marrocos não quer saber nada de autodeterminação e só fala de “ampla autonomia” sob sua soberania. Proposta considerada inaceitável pela Frente Polisario, que não renuncia ao desejo de ver realizados os anseios do seu povo.

E por aí vai a questão. Nesse contexto, é como deve ser entendido o último massacre provocado em El Aaiún pelas forças de repressão do reino do Marrocos. Apesar da insultante indiferença da “comunidade internacional” lhes ampara, as autoridades marroquinas sabem que politicamente estão perdidas.

Por isso recorrem à força militar, porque a força moral, muito mais poderosa, se alguma vez tiveram, já não têm nenhuma. Lamentavelmente essa força provoca e seguirá provocando sofrimento ao povo saarauí. Porém, paradoxalmente, descobre também diante dos olhos do mundo a crescente debilidade marroquina que, cedo ou tarde, será redfatídica data que não deve ser esquecidauzida a uma massacrante derrota.



11 de setembro de 1973, uma fatídica data que não debe ser esquecida

Tradução do espanhol: Renzo Bassanetti (Sampaio Blog de Gilson)
No próximo 11 de setembro, lerei vários jornais, ouvirei algumas emissoras de rádio e me sentarei diante do alienante e mercantil televisor para presenciar com olho crítico alguns noticiários. Todos eles dedicarão ampla informação ao décimo quarto aniversário do atentado contra as Torres Gêmeas de Nova Iorque. Contudo, será muito difícil que  esses mesmos meios de informação recordem o sangrento golpe de Estado perpetrado por Augusto Pinochet – em contubérnio com o governo dos Estados Unidos  – contra o legítimo governo de Salvador Allende, há 42 anos.
Em 4 de setembro de 1970, Salvador Allende Gossens ganhou as eleições com 36% dos votos. Assumindo a presidência do Chile em 3 de novembro do mesmo ano, não tardou muito tempo em colocar em prática o programa socialista da Unidade Popular, que ele representava.
Allende carecia de maioria no Congresso, mas apesar da Suprema Corte ter rechaçado muitas de suas reformas, ele restabeleceu as relações diplomáticas com Cuba, e chegou a nacionalizar, –  depois de prévias indenizações – os serviços públicos e os bancos, assim como as companhias norte-americanas de ferro, carvão e cobre, que contribuíam com três quartos das divisas do país. Os salários dos trabalhadores foram aumentados, o desemprego baixou para menos de 5% e redistribuiu a terra, aumentando a produção de alimentos e o consumo.
Graças a essas medidas, os sistemas de segurança social, educação e saúde melhoraram notavelmente, e a taxa do PNB cresceu acima dos índices dos anos precedentes. Contudo, 78,4% dos créditos de curto prazo que o Chile administrava tinham sido concedidos pelos norte-americanos, e estes, como não poderia ser de outro modo, trataram de limitá-los com o chamado “bloqueio invisível”, colocado em prática em 1971.
Em 1972, o cobre chileno começou a ser embargado pela companhia Kennecott Cooper, e meses depois o presidente Nixon conseguiu a aprovação , por parte do Congresso norte-americano, da liberação das suas reservas de cobre.  Com essa última manobra, o preço internacional do mesmo caiu vertiginosamente e a economia chilena se ressentiu de maneira considerável.
Muitos patrões financiaram atos de sabotagem,- como a colocação de bombas em fábricas do Estado, – promoveram greves, reduziram a produção, despediram muitos trabalhadores… e enviaram ao estrangeiro a maior parte de suas poupanças.
A estratégia desestabilizadora desenhada pelo diretor da CIA naquela época, Richard Helms, pelo presidente dos Estados Unidos, Richard Nixon, pelo chefe do Conselho Nacional de Segurança, Henry Kissinger e por alguns grupos privados estava dando seus esperados frutos.
Os produtos básicos começaram a escassear, os serviços sociais se deterioraram, depois de terem sido amplamente melhorados após as políticas de redistribuição de renda por parte do governo da Unidade Popular. E, finalmente, consumou-se o anunciado golpe de Estado – em março de 1972 os documentos da ITT publicados pelo jornalista norte-americano Jack Anderson revelavam os complôs para derrubar Allende.
Era o dia 11 de setembro de 1973. Dois aviões de caça Hawker Hunter deixaram cair um par de bombas cada um sobre a Casa de La Moneda. Mas, diante das exigências de sua renúncia, Allende já tinha dado uma contundente resposta: “Estou disposto a resistir por todos os meios, inclusive com o preço da minha própria vida….”. E cumpriu com sua palavra: resistiu e morreu lutando  em torno das duas da tarde daquele fatídico dia. Os quarenta companheiros  do Presidente ainda resistiram mais duas horas. Somente às quatro da tarde, depois de sete horas de enfrentamento armado, apagou-se a última resistência no palácio..
A esperança do povo chileno de alcançar uma vida digna tinha sido truncada, e além disso ele teve que pagar um preço muito elevado por fazer  uso de seu indiscutível direito: um mês depois do golpe, a repressão golpista acumulava 30 mil pessoas assassinadas, segundo algumas fontes; 5 mil segundo a embaixada estadunidense.
Outros dados apavorantes provocados pela ação sanguinária de Pinochet e a cobiça imperialista do governo dos Estados Unidos são os que se seguem: mais de um milhão de exilados, 300 mil deles por motivos diretamente políticos;  112 mil torturados, mais de 3 milhões de detenções arbitrárias; 1,2 milhões de invasões de domicílios pelas forças de repressão e centenas de milhares de cidadãos expulsos de seus locais de residência, estudo e trabalho.
Talvez se possa criticar Salvador Allende por não ter eliminado os elementos nada confiáveis do exército e não ter armado e organizado a população, criando unidades de milícias. E definitivamente, por ter confiado demais em sua “via pacífica” ao socialismo numa América Latina tão convulsionada, quando a olhos vistos já estava sendo organizado golpe que depois lhe assestaram.
Um militante do MIR – Movimiento de Izquierda Revolucionaria, que cumpriu neste ano seus 50 anos de fundação -, opinou a respeito: “Certamente todos nós desejávamos uma mudança pacífica, mas em toda a história nenhuma classe dominante jamais cedeu seu poder sem travar uma luta encarniçada”.
É verdade que no Chile o poder foi alcançado através das urnas, mas a chamada via pacífica o foi de forma muito relativa, porque afinal muitíssimo sangue foi derramado, além de tudo para depois perdê-lo.
Se cada trabalhador e cada campesino devidamente organizado tivesse recebido um fuzil em suas mãos, talvez não houvesse ocorrido nem triunfado o golpe fascista. Mas esse é um debate no qual não vou entrar agora. Incitado pelo injusto silêncio dos reacionários meios de comunicação, eu somente quero recordar a trágica efeméride para contribuir com meu grãozinho de areia para que ela não caia no esquecimento.



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